<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>le temps de</title> <description>... s'échanger, se changer les idées ...</description> <link>http://letempsde.blogspirit.com/</link> <lastBuildDate>Tue, 13 May 2008 05:33:08 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/02/17/s-acclimater.html</guid> <title>... s'acclimater</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/02/17/s-acclimater.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de regar-tsé</category>   <pubDate>Sat, 17 Feb 2007 20:30:01 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Près d’un an, si ce n’est plus d’un an, on (&lt;em&gt;je&lt;/em&gt;) ne sait plus trop bien quand cela s’est passé mais ça s’est passé de toute évidence. On peut très bien deviner la période de par le contexte environne-[&lt;em&gt;mentale&lt;/em&gt;] mais on ne connaît plus la date exacte, non pas parce que cela remonte à loin parce que je me souviens très bien d’un 5 octobre 2003 où j’étais alors âgé d’un peu plus de 21 ans et que je rencontrais officiellement °P°Y° mais plutôt parce que le cerveau sélectionne lui-même inconsciemment les évènements selon leur ordre d’importance, les date, les trie, les classe, les rejette, les remplace, les ressasse, les restaure, les envenime ou les anesthésie pour le bien ou pour le mal de chacun...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et c’est dans ces moments-là, où je me mets à écrire sur lui (&lt;em&gt;sans lui&lt;/em&gt;), en parlant de lui (&lt;em&gt;sans lui&lt;/em&gt;), en l’évoquant comme un fantôme d’un temps passé, que je me rends compte que les mois défilent à une vitesse grand V, que le temps a laissé des traces indélébiles dont le corps se rappelle encore, que le temps a défait en nous ce qu’il nous restait de plus sublime pendant que moi, je défiais le temps en essayant d’accepter la rupture. Ce n’est qu’une affaire de temps, cela ne sera qu’une question de temps pour tout ce qu’il y a autour de moi, la vie, l’amour, la mort. Il y a un temps pour tout, même pour les sentiments, il y a un début et une fin. Il y a des refrains qui se ressemblent malgré le temps. Il y a des efforts à faire mais cela prendra du temps. Il y a des relations à construire mais ça ne peut se faire qu’avec le temps. Il y d’autres rapports à instaurer et pourtant…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A travers son dernier film, &lt;strong&gt;Les Climats&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Iklimler&lt;/em&gt;), le réalisateur turc &lt;strong&gt;Nuri Bilge Ceylan&lt;/strong&gt; (N.B.C.) expose avec une très grande justesse la douloureuse complexité qui constitue la rupture d’un (de son ?) couple - Isa (l’homme joué par N.B.C.) et Bahar (la femme jouée par sa femme). Isa, professeur à l’Université d’Istanbul, tente vainement de terminer sa thèse. Bahar, elle, œuvre dans le milieu audiovisuel en tant que chef opérateur (enfin, je crois lol…).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Premier plan : Isa tombe au milieu d’une place athénienne ; au loin, Bahar le regarde, sourit de la maladresse de son mari. Le plan est long, la caméra fixe le visage de la femme pour n’en extraire que l’émotion qui la submerge peu à peu. Les faits sont là : il y a un malaise et elle en sanglote… Très vite, le film qui s’ouvre sur des allures de cahiers de vacance prend la même tournure dramatique - sans aller dans le mélo - que peuvent créer des scènes de vie conjugales, insignifiantes au premier abord. &lt;strong&gt;N.B.C.&lt;/strong&gt; s’attache, comme &lt;strong&gt;Bergman&lt;/strong&gt;, à retranscrire (fidèlement ?) les choses dans leur plus intime réalité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous suivons alors le déchirement entre Bahar et Isa d’un œil qui passe du simple regard extérieur à un regard plus intérieur où l’on finit par se reconnaître dans cette situation qui sonne comme un semblant de déjà-vu / déjà-vécu. Ceci est rendu possible par des plans filmés de plus en plus près. Techniquement, les plans sont doublés d’une qualité &lt;em&gt;DV&lt;/em&gt; hors pair. Ce qui permet de renvoyer le spectateur au plus proche des personnages et d’épurer chaque séquence pour n’en ressortir que l’essentiel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On peut se demander ce qui pousse le réalisateur à tirer le film sur la longueur, il s’agit sans doute d’un parti pris qui trouve toute sa signification dans l’idée même qu’il est parfois difficile de prendre du recul quand on fait partie intégrante du couple (identité du couple / de l’autre / de soi). Vouloir rompre est une chose. Prendre la décision de rompre en est une autre. Entre les deux tendances, il y a deux êtres qui savent depuis le début (du film…) qu’il faut le faire, pourtant, comme souvent, le savoir, ici, est trop éloigné du pouvoir car il y a un vécu, il y a la peur, l’hésitation, il y a l’autre, il y a l’histoire et il y a moi, il y avait toi aussi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors oui, ça peut paraître long, mais comme nous ne le dirons jamais assez, plus c’est long, plus c’est bon…&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/02/12/jjj.html</guid> <title>... JJJ</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/02/12/jjj.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... d'écou-tsé</category>   <pubDate>Mon, 12 Feb 2007 19:27:51 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Entre le renouveau et le retour aux sources, il n’y a pas forcément une très grandes différences si l’on s’attache à revenir à ses premières amours…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est ce que l’on se surprend à entendre quand on tend l’oreille un peu curieuse sur un artiste qui nous avait appris à ne plus attendre de ses créations qu’elles ressemblent aux anciennes. JJJ, ce sont ses initiales. De ce crooner à l’influence musicale inclassable, non sans classe, on retenait alors l’ambiance très glamour qui se dégageait de ses premiers albums (dont les magnifiques Tatoo - 1999 / Poison - 2000), sa participation à la conception d’une bande originale très organique (La Confusion des Genres - 2000), son grain particulier qu’il mettait au profit d’une musique plus electro/clash (Antenna - 2002 / Rush - 2005) où il transfigurait même les genres en jouant de son look et de sa voix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2007, il sort son sixième opus « The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known » où les thèmes de l’absence, de la solitude, du souvenir, des amours perdus, des regrets de « Poison » refont surface comme pour y signifier l’empreinte évidente qu’ils causent, imposent et laissent au corpus humain. Dans la continuité sonore de « Poison », « The Long Term » se démarque pourtant, encore et toujours. L’univers est intense en émotion (…et j’en ferais bien mon album de chevet pour de futures danses amoureuses). Les textes sont toujours aussi fragiles (Coffin, As good as it gets), la voix est posé très légèrement, très (a)justement, plus clairement - ai-je même envie de dire - posé comme pour prendre le temps d’expliquer ce qui se passe ou de nous laisser le temps d’apprécier la souffrance ou, tout du moins, la nostalgie qui le traverse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Abouti ou pas ? La question ne vaut même pas dans ce cas-là. Sans aucun doute. Inutile d’entendre 36 fois l’album pour se rendre compte que l’on tient entre le rêve et la réalité l’un des albums les plus authentiques et les plus inspirés de ce début d’année 2007.&lt;br /&gt; Entre toutes les ballades qui composent cet album, il y a « Rocks in Pockets » qui, entraîné par des percussions très sobres et des envolées de cordes, soutenue par une rythmique parfois déstructuré, résonne comme un hymne libert(air)e où tout est possible malgré la lourdeur de l’environnement.&lt;br /&gt; Mais c’est indubitablement d’ « As good as it gets ( ? ) » dont je suis tombé amoureux. Entre numéro de cirque et jazz-trip des années 60, ce morceau finit toujours par me faire atteindre une sorte de légèreté en claquant des doigts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au bout de 50 minutes, j’essaies de me souvenir comment s’est terminé l’album « putain, il y a eu qu’un morceau là, j’en suis sûr ! », comme je ne m’en souviens pas, j’en remets un p’ti cou’…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known (2007)&lt;br /&gt; EMI / Labels&lt;br /&gt; http://www.myspace.com/jayjayjohanson&lt;br /&gt; jayjayjohanson.com&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/30/d-un-spectacle-de-pal-frenak.html</guid> <title>... un spectacle de Pal Frénak</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/30/d-un-spectacle-de-pal-frenak.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Tue, 30 Jan 2007 19:20:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ça commence toujours par un souffle lancinant, une respiration lourde et insidieuse, comme lorsque vous assistez, bon gré, mal gré, à une réunion du soir à laquelle vous ne voudriez pas faire partie, parce que ceux qui vous accompagnent sont vos collègues, que vos collègues vous les voyez déjà assez au travail pour encore passer une soirée avec eux à parler du… &quot;travail&quot; sauf que là, il s’agit de personnes que vous ne connaissez pas, que vous n’avez peut-être pas envie de connaître - excepté le jeune homme assis devant vous et dont vous observez la nuque que laissent entrevoir ses cheveux bruns entremêlés&amp;nbsp;- parce qu’elles semblent aussi profondément bêtes que leurs propos, parce qu’elles fourmillent à vouloir trouver la meilleure place, parce qu’une fois posée leur paire de fesses sur leur chaise elles opèrent à se faire plus entendre encore que leurs voisin(e)s, parce qu’elles exigent l’extinction des lumières dans un brouhaha qui réveillerait celui qui dispose du sommeil le plus profond. Et puis, moi, pendant ce temps terriblement infini, je tente de me concentrer, je tente de faire le vide, d’être vierge de toutes pensées qui altérerait ma perception du spectacle, de me dire qu’elles finiront bien par se taire, que les choses sont ainsi, j’essaie de fermer les yeux, de ne rien entendre, pour mieux ressentir…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et puis, c’est un bruit sourd qui, de plus en plus, s’accentue pendant que les lumières s’éteignent lentement, pendant que certains s’étreignent une dernière fois, pendant que la salle chahute encore quelques secondes pour rappeler que &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt; est en train de commencer. Dire &quot;chut!&quot; n’a jamais fait avancer les choses, elles les empirent. Il semble que c’est un rituel chez ce chorégraphe qui, rappelons-le, est né de parents sourds et muets. Il joue d’inventivités dès lors qu’il ne s’oblige pas à attendre que le silence solennel survienne dans les arènes pour débuter. Il nous utilise en nous renvoyant à ce qu’il y a de non-impeccable chez nous : l’attention. Ça surprend, du coup, on se tait, net. Comme chez &lt;em&gt;Maguy Marin&lt;/em&gt;, avec son œuvre &lt;strong&gt;May B&lt;/strong&gt;, on perçoit des cris - ou des onomatopées - qui surviennent étrangement de la nuit silencieuse. Parfois, ils ne sortent pas ou ils ont du mal à sortir, ils s’étouffent mais ne s’essoufflent pas jamais. En plus de ces cris enfouis, Pal Frénak utilise un panel de sons gutturaux et stridents, électroniques et atmosphériques, ceci en découpant le temps avec des ballades nostalgiques comme il n’en existait pas depuis Lou Reed. En usant de râles maladifs, il explore la condition humaine lourde de sens et on ne peut que s’émouvoir, voire être bouleversé tant il est magistral de pouvoir encore faire évoluer son rapport au monde. C’est à une souffrance universelle que nous renvoie le chorégraphe : l’impossibilité de communiquer avec l’autre dans une société de mal-être, la croissance des rapports de mimétisme où l’on n’accepte l’autre que dans sa ressemblance à nous, la difficulté à soutenir les actes des uns, la faculté à s’effacer au profit des autres…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt; replace le corps dans son contexte métaphysique : d’une part, il montre le corps à l’intérieur de ses limites, celles que l’on a beaucoup de mal à définir et d’autre part, il l’extrait en dehors de ce monde, celui dans lequel il faut témoigner les douloureuses expériences comme pour pouvoir s’en sortir ; aussi infime est la frontière entre nos définitions du possible et de l’impossible, &lt;em&gt;Pal Frénak&lt;/em&gt; rend possible l’impossible à travers la confrontation des corps, l’inévitable affront. Il nous rappelle à l’ordre que le choc, une fois établi et rencontré, ne peut qu’être créateur de sens ; qu’ainsi dit, la souffrance peut être délivrance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt;, je crois, est une conjugaison d’actes exécutés, fantasmés, réels ou imaginaires, c’est l’immobilité (usage d’une marionnette humaine qui au fur et à mesure du spectacle finit par prendre vie) dans un monde en mouvement et en constante évolution ; j’en conviens que cela ne puisse prendre du sens dès lors qu’on accepte de lui en donner. D’ailleurs, il y a indéfectiblement une part de nous dans ce qu’il nous montre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Œuvre fœtale - non comme première création mais plutôt comme œuvre qui émerge - de par ce qu’il reste encore à ce chorégraphe à développer, sociétale de par ce qu’elle instaure chez l’individu au sein de son environnement, progressive de par ce qu’elle permet à la danse de posséder, historique de par ce qu’elle utilise comme moyens, Mil et An transcende l’humain dans toute son humanité. On voudrait que ça dure des années et on hésite quand ça se termine, pourtant, tout semble avoir une fin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une mouche bouleversée et renversée, avec les pattes en l’air.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/21/d-avancer.html</guid> <title>... d'avancer.</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/21/d-avancer.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Sun, 21 Jan 2007 17:02:15 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« En avant tout (prononcé toute) ! », tels des enfants crient quand il s’agit de déplacer des petits soldats de plombs sur un tapis vert, usé par le frottement d’un genou trop lourd sur la surface de jeu ; sauf qu’il ne s’agit pas d’un jeu, il ne s’agit pas non plus d’une mascarade animé par un présentateur télévisé qui se recycle pour enfin se rendre compte qu’il produit les mêmes et interminables bouffonneries devant des spectateurs qui déambulent dans leur salon parce qu’il n’y a plus à s’extasier devant l’ampleur des dégâts que provoque l’« ineffable » invention du XXème siècle ; il s’agit plutôt d’un soulèvement, d’une rébellion que l’on voudrait mener comme celle que l’on s’inventait peut être dès notre plus jeune âge sans savoir que cela pouvait avoir des répercussions 20 ans plus tard. Contre quoi ? Contre qui ? Contre soi ! Contre une folie furieuse de vouloir claquer celui qui se trouve en face de soi parce qu’il ne comprend rien… Contre cette incompréhension qui vous submerge quand votre patience a ses limites… Contre le fond que l’on aime toucher pour une posture qui nous irait mieux… Ceci sans tomber dans le cercle vicieux de jouer un rôle, de se cacher derrière un personnage que l’on construit, de porter le masque d’un autre. Assumer « son » rôle dans tout ce qui se trouve autour de soi, dans tout ce qui fait office de Présence au monde. Sans pleurer. Sans rêvasser non plus. Juste coopérer et avancer.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/10/01/bien-dormir.html</guid> <title>... bien dormir</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/10/01/bien-dormir.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... des remerciements</category>   <pubDate>Sun,  1 Oct 2006 16:40:08 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le temps d’une pause, celle que l’on s’accorde sans trop de contraintes, sans trop de velléité, celle qui s’offre à nous comme une Offrande, non pas celle qui s’impose à nous comme une obligation. Il y a la liberté d’écrire, quand bon nous semble, quand il fait nuit, quand il fait jour, quand on a pas envie de dormir, quand on se réveille dans la nuit, de là, il devrait y avoir l’occurrence de se détacher un peu du monde virtuel, parfois contractuel, pour retrouver des amours passés, des amours d’enfance, voire même des amours fantasmés (j’emploie souvent le terme « fantasmé » pour la fantasmagorie que représente l’être pourtant réel mais intouchable, celui que l’on ne voudrait pas toucher, pas celui que l’on ne pourrait pas toucher).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne sais pas ce qui devrait être privilégié, la représentation d’une certaine réalité ou la réalité elle-même dans la mesure où la beauté se conjugue plus avec l’odeur sucré d’un rêve qui n’appartient qu’à nous et à nous seuls, que l’on pourrait partager mais qui serait incompréhensible en dehors de Notre réalité, voire qui serait en dessous de l’expression prolifique de la parole. Olivier Py m’apprend à parler, il m’apprend en quelque sorte à exister (d’exister ?…) à travers La parole, en somme j’existe à travers son existence comme jamais et comme je pourrais exister à travers n’importe qui, l’indéniable « autre »… Il m’apprend à ne pas user les mots comme on pourrait boire son eau, sans goût, sans dégoût, sans pudeur, sans révolte, sans délicatesse ; il m’apprend à les utiliser, à les jongler, à les extraire de notre cerveau, à les extirper de nos tripes, à les dévoiler comme on dévoile un secret, à les savourer comme on consomme son vin, avec justesse, avec précision, avec élégance, avec de la violence aussi, avec de l’engagement, sans savoir pourquoi des fois, mais parce que tout peut être dit si cela est dit avec vérité. Il n’y a plus de bien ou de mal, il ne reste que la croyance transmissible, la foi en soi, une fin en soi ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A côté de ça, le silence devrait avoir Sa place aussi, Son Royaume, on devrait pouvoir se comprendre aussi avec un seul regard, une seule situation traductrice d’un désir qui dépasse l’ordre de la foi. Le silence se statue alors comme une dénonciation de la parole ou comme mystification (mastication ?…) des mots. Rien à dire ? Tout à ressentir ! Et pourtant hier, et pourtant… A l’heure où l’on ne prévoit pas d’enfreindre le fantasme (Il était là, élégant à mourir, parmi la horde qui s’était déplacée pour voir sa dernière pièce…), Il a mordu le silence, il l’a tordu parce que l’entorse était peut-être nécessaire, en tout cas, elle l’était pour moi. « Bonsoir. – Bonsoir. » Juste pour considérer que l’un avait remarqué que l’autre le regardait, illuminé, depuis près d’une heure. Et cela suffit pour ne rien dénaturer ou ne rien exagérer, cela suffit à s’endormir dans les bras de Morphée avec une sensation de plénitude.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne le sait pas encore, il ne le saura peut être jamais mais j’ai bien dormi ce soir là. Voilà, Il m’apprend à mieux dormir…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La beauté, c’est l’éternel, c’est l’imagerie qui perdure dans le temps, c’est ce qui se pose sur notre regard et qui ne changera pas dès que l’on portera notre visage sur autre chose. La beauté, c’est l’éternel.&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 