16.04.2006

... la scropolandre à crochets





Bon d'accord j'ai retrouvé ça dans mon ordi... (merci juliette!!!)

14.04.2006

... des surprises

Mince !!!

La mouche a un gros suzi avec mon blog qu'il n'arrive pas à arranger... Visiblement contenir 100 M0 de musique sans payer d'abonnement rend le blog moins fonctionnel !!! Cliquez un peu sur les liens des catégories et voyez par vous même. Merzi qui ? Zé pas !

Re Mistery and bubblegum !!!

Pour la suite de la lecture en espérant que je ne vais pas me faire coffrer, choisissez de lire une note et cliquez sur la note précedent tout en haut.

Pas très zudicieux vous me direz...

13.04.2006

... d'un espace/temps

En l’espace d’un temps, il y a des souvenirs qui ne s’achètent pas, qui ne se perdent pas, qui perdurent dans le sillon d’un esprit tourmenté mais que l’on voudrait paradoxalement conserver et/ou au plus vite oublier…
A la lueur des rencontres que l’on fait, il y a des moments dont on se rappelle, des instants que l’on peine à conserver, des anecdotes que l’on aimerait partager et pour que nos souvenirs fassent corps avec d’autres…
Je me souviens de tout, d’un rien qui m’a construit pour se déconstruire et avide je tente de reconstruire. C’est une mouche qui s’est attachée, qui s’est emmêlée, qui s’est battue, débattue et qui se rattache sans trop comprendre pourquoi. Sans doute l’envie, le désir d’une rencontre (j’en reviens à Olivier Py mais il ne s’agit pas que de cela).
Il s’agit d’un lien aussi incompréhensible soit-il qui peut se créer au delà de notre propre ressort. Il s’agit peut être d’un hasard, des circonstances, d’un rêve éveillé, d’une situation déjà vécue mais qui nous rappellent toujours à l’ordre : quoique l’on fasse il est impossible de mettre des mots sur un sentiment même si l’on cherche la justesse, l’infaillibilité, la franchise et on se perd dans un chemin qui irait vers ou s’en irait de 2046.

Voilà où j’aimerai en venir. A la lumière d’un espace/temps qui s’écoule en découle une source sûre, l’inexplicable, l’insaisissable, l’impalpable, le mystère qui devient l’inextricable. On se souvient tou(te)s de In the mood for love. Le titre est déjà bien évocateur, il faut voir le film avec un regard attentif, sensible, amoureux ou être prêt(e) à recevoir la douceur d’un amour impossible. Car In the mood for love ne cherche pas à rendre les choses simples, loin de là. L’histoire est accessible, j’en conviens. Qui ne pourrait comprendre l’histoire d’un homme et d’une femme qui, au moment de découvrir que leurs conjoints respectifs entretiennent une relation, tentent de comprendre comment cela a bien pu arriver et finissent par s’éprendre l’un et l’autre. Parce que les choses arrivent simplement sans que l’on tente de les provoquer. Donc, l’histoire est belle, trop belle peut être mais chez Wong Kar-Wai, on ne lésine pas sur le sentimentalisme.

Et, c’est après que les choses deviennent intéressantes et se complexifient. Cette relation qui n’a même pas abouti renverse tous les fondements que l’on pourrait se faire des relations. Et la suite, on la connaît peut-être aussi.

2046, on aurait pu croire qu’il ne s’agissait que d’un chiffre mais chez WKW, cela nous aurait étonné quand même.
2046, c’est tout en même temps : un espace et un temps, des souvenirs et des fantasmes, un symbole et son contraire, on y part et on aimerait en sortir. La mouche aime la subtilité qui s’y dégage et la facilité qu’a le réalisateur à en référer à son précédent sans que cela soit de la redite.

On reprend le même personnage et on le décortique pour mieux le comprendre. Dans les relations qu’il entretient avec ses nombreuses concubines, il en revient toujours à sa chère et tendre qu’il a connue pour mieux se rappeler d’un amour profond et inaltérable. On s’emmêle parfois mais on comprend ensuite. Dans sa manière de fonctionner, il voudrait chercher à combler l’imperfection de son histoire avec Su Li Zhen et décide alors de les retraduire sans chercher à les revivre avec d’autres pour ne pas laisser passer sa chance encore une fois. Dans son élégance, il n’y a rien a parfaire. Dans 2046, il y a indubitablement In the mood for love mais c'est juste. Dans son histoire, il y a quelque chose qui nous ressemble tous, l’envie de conserver, voire d’atteindre (comme dans le Secret de Brokeback Mountain) à nouveau une once de ce que l’on avait assimilé au bonheur : un souvenir.

La boucle est peut être un peu vite bouclée.

11.04.2006

... la délicatesse


2046
a Film by Wong Kar-Wai







Happy Together
a Film by Wong Kar-Wai






En attendant une prochaine note sur Wong Kar Wai et ces "petits" chefs d'oeuvre cinématographiques, je vous laisse en compagnie de deux morceau dont l'un est le fabuleux chant de l'Opera Norma et l'autre (titre éponyme du film, zé com za kon dit?) ne se présente plus tant il a été plagié et replagié. Mais cela ne vaut certainement pas la version de The Turtles. Cela ne va pas plaire mais il faut le dire, on revient encore aux Beatles...

... d'un autre souvenir

« je me souviens…de ce que l’on est plus ou moins »

 

On est plus ou moins seul.

On se sent vivant et mort

Quand le silence dort,

Quand les soupirs se veulent.

 

On est plus ou moins craintif,

Sans quelqu’un près de soi,

En plein milieu du réveil le soir…

Finalement, on se sent trop plaintif.

 

On est plus ou moins créatif…

…Sur les marches du métro.

Et là, on s’imagine…

…La venue, celle d’un héros, celui qui sera le nôtre.

 

On est plus ou moins « larmes à l’œil ».

On pleure, on chiale à contre raison.

On s’écœure, on avale, on gobe toute information.

Ouais, on est trop naïf à l’accueil.

 

On est plus ou moins idéaliste.

On en attend beaucoup de la vie.

On refuse les mépris, les mensonges

Et toute sensation qui vous ronge.

 

On est plus ou moins « sado-masochiste ».

On en chie, on se torture l’esprit

Quand l’un ou l’autre manque à l’appel,

Quand une idée sombre, au cerveau, vous martèle.

 

On est plus ou moins humain.

On vit et…on meurt enfin.

On repousse ce qu’on ressent, on aime ceux qu’on hait,

On monte et…on redescend, on est et… on renaît.

 

Oui…on est plus ou moins humain

On vit à reculons mais en vain.

On survit, on subit pour ne pas mourir,

Et, d’avoir trop vécu, on meurt pour pourrir.