30.04.2006
... Amis pour la vie
Pour ce premier crossing, il me fallait trouver un sujet qui ne laisserait pas mon amie la Mouche dans l’embarras. Et de fil en aiguille (je vous épargne les cheminements, qui sont passés d’un tire-bouchon-chon-chon à la critique d’un film porno), une idée en amenant une autre, je me suis prise à penser à l’amitié. Avec la Mouche, cela fait maintenant 4 ans qu’on se connaît, et : "Amis, oui, pour le moment… Mais dans 10 ans ?". Sujet d’actualité si il en est puisque M6 propose bientôt une émission sur le thème et pour autre preuve (pour les sceptiques du fond qui doutent de la capacité qu’à la chaîne de flairer les tendances lourdes de notre société), le succès grandissant et constant du site www.copainsdavant.com.
Pour ma part, comme chacun ne le sait pas, j’ai retrouvé récemment mes camarades du collège (lors d’une soirée baptisée pour l’occasion Nostalgie), ceux avec qui j’ai passé 4 de mes plus belles années. Après 9 ans sans se voir pour la plupart, imaginez l’émotion… ^^ L’occasion m’a rappelé que les années collège, plus que celles du lycée, sont pour moi marquantes. D’une part, parce que la composition de ma classe est restée identique d’un bout à l’autre (les mêmes têtes pendant 4 ans, m’étonne que je m’en rappelle…), d’autre part parce qu’il s’est passé foultitude de choses. D’autant que j’ai la chance d’avoir gardé une trace de tout, puisque qu’avec ma meilleure amie on tenait un journal à deux, qui retraçait nos journées d’alors. En relisant aujourd’hui les 9 tomes (ouais… on était prolixe à l’époque !), c’est tout à la fois les souvenirs, la crainte que quelqu’un ne tombe "accidentellement" sur un des cahiers, les impressions… qui reviennent pêle-mêle à l’esprit.

Il y a 3 explications à mon inclination pour cette période :
- c’est le temps où on grandit, on se construit et les copains sont ce qu’il y a de plus important alors ;
- on vit au jour le jour, sans être encore importuné par le chômage ou les réalités de la vie ;
- tout est facile dans notre bulle mais loin de l’anonymat qu’apporte le lycée, surtout quand on est bien intégré.
Parce que là arrive un point dont je n’ai pris conscience que plus tard : non, tout le monde n’a pas apprécié ses années collège. Il en est qui ont souffert, certainement, parce qu’encore à cet âge, les jeunes sont bêtes et cruels parfois. Donc, vous, qui vous êtes sentis rejetés par vos pairs parce que vous n’aviez pas la bonne paire de chaussures, il est temps de prendre votre revanche ! Les réunions retrouvailles sont l’opportunité de montrer que votre job est mieux payé/plus intéressant (rayer la mention si inutile) que le premier de la classe (quoique là, je ne sais pas… C’est souvent le premier de la classe, non, qui était rejeté ? Parce que celui qui cumule à la fois les bonnes notes ET la popularité, non ! C’en est trop, n’en jetez plus, il faut le supprimer…^^), que votre femme/copine est plus belle/intelligente (rien à rayer, les femmes sont toujours les 2… Hi ! hi !) que celle du beau gosse d’antan… Et je vous promets que je dirai à mes enfants qu’il faut être ouvert et accepter tout le monde, même ceux qui portent des lunettes (!).
Alors amis pour la vie… Oui, dans la mesure où j’ai toujours la même meilleure amie depuis le collège, mais cette soirée ne m’a pas fait renouer avec d’autres. Nostalgie, Revival… quelque soit le nom que vous lui donnerez, on prend des nouvelles, on s’intéresse, mais surtout, ne nous leurrons pas, on fait le point sur ce qu’on est, ce qu’on a fait, où on va. J’en retire une impression de parenthèse, un peu comme si la temps s’était arrêté sur une période passée dans le présent : c’était agréable, mais je ne pense pas qu’il y aura de suite. Ce qui m’amène à dire que l’amitié, ça s’entretient avant toute chose! Un bilan, si jeune… Oui, et ce n’est que le premier !
Et vous, quelles sont vos expériences en la matière ?
28.04.2006
... de la légèreté

Sylvain Chauveau et Ensemble Nocturne
Down to the Bone / An Acoustic Tribute to Depeche Mode
Il en est fini le temps où il fallait une batterie pour pouvoir apprécier le rythme d’une musique. Ce soir était particulier. J’en rêverai encore ainsi que les quelques spectateurs qui pouvaient être présents, tout du moins je l’espère.
La simplicité finit par s’emparer du Grand Mix de Tourcoing quand il reprend au piano le fabuleux morceau : « Enjoy the Silence ». Et là, cela veut tout dire : silence complet dans la salle. Un piano, une voix : celle de Sylvain Chauveau.
Certains pourraient dire qu’il ne chante pas, qu’il se donne un air pour faire partie d’une nouvelle génération. A eux je leur répondrais qu’il en est à son quatrième album (sans compter une bande sonore pour un film) et qu’il a signé dernièrement l’une de ses œuvres les plus intimes où il s’accorde maintenant à utiliser la voix comme un de ses instruments les plus beaux. Down to the Bone, son dernier opus qui est en fait un tribute to Depeche Mode, surprend. Rien à voir avec ses prédécesseurs qui n'étaient pratiquement que des instrumentaux. Ici, on accède à un autre univers où il se livre jusqu’à l’os, il y décrit l’amour libre, l’amour sensible, l’amour silencieux, le silence qui rend amoureux. Tout est à portée des oreilles, il n’y a plus qu’à fermer les yeux pour écouter, apprécier le silence, imaginer et se réconforter.
D’autres pourraient s’ennuyer. Vous pourrez demander à la mouchette - sœur de la mouche - qui a failli s’endormir sur le bar pendant que je sirotais ma bière, assis dans un coin devant la scène. Ce n’est pas évident et je l’avais prévenue. A eux, je défendrai le parti pris de Sylvain Chauveau qui tente de rendre les choses à leur état pur. Et c’est planant. C’est touchant simplement. Il ne s’encombre pas. Il ne complexifie presque rien. Il ne cherche pas le succès. Et il ne se conforme qu’à lui-même. Et c’est cela que la mouche aime chez lui. Les mots sont simples, des anges semblent survoler la scène, les regards se croisent, une magie opère, cela en devient presque inconfortable quand il s’émeut à chantonner "I’m only here to bring you freelove" parce qu’on se sent forcément concerné, de loin ou de très, voire même de trop près.
Mouchialant...
Prochaine date où la mouche pense montrer le bout de son aile : 28 mai au Café de la Danse / Paris
01:20 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
23.04.2006
... s'agrandir
La mouche a envie de changer de paysages, de circonstances, de situations. Et pour l'occasion "rêvée des anges", je pourrais me livrer à ce qui s'appelle plus communément le BlogCrossingDay.
En quoi cela consiste réellement ? C'est un échange parmi tant d'autres où les lecteurs d'un blog pourront lire une note déposée par un(e) autre bloggeur(se) et celui qui héberge déposera sa note à son tour chez quelqu'un d'autre et ainsi de suite. Cela a pour simple principe la convivialité et la possibilité de fournir à un blog une autre âme d'écrivain(e). Les portes de l'antre sont alors ouverts et les possibilités semblent plus étendues. Faire confiance, être lu par des non-habitué(e)s, susciter la curiosité. En somme, élargir la blogosphère.
Pour plus d'informations.
Avis à la blogopulation, pour vous rappeler que le BlogCrossingDay se déroulera le 30 avril et il sera temps à la mouche de laisser la place au Haricot.
Mais la mouche n'a pas encore trouvé d'hébergement pour sa note dont elle ne sait pas encore de quoi cela traitera. Si vous avez une idée sur là où je pourrai poster (la mouche a bien sa petite idée mais bon...).
Que la chaîne perdure...
16:00 Publié dans ... piquer... à droite et à gauche | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
22.04.2006
... d'un rien
Vous allez sans doute dire que la mouche ne vit qu’avec le passé mais il est tellement agréable à raconter qu'elle en est émue par moment.
Comment ne pas se souvenir des soirées passées à rire jusqu’au genou parce qu’on a cassé un tire-bouchon-chon-chon en plastique (qui plus est n’était pas le bon), ou parce que par inadvertance on a cassé la chasse d’eau (qui plus est a été réparé), ou parce qu’on se perd dans les chemins tortueux d’une ville en voiture pour aller voir un concert (alors qu’on s’est trompé d’heure), parce qu’on se surprend encore à être subjugué par la manière dont on peut apprendre de l’autre (alors qu’on a l’impression de tout connaître de l’autre), ou parce que l’on est simplement là à écouter du Erik Satie jouée par une amie et que l’on oublie tout (alors qu’on sait que nous sommes 6 milliards sur cette chère et tendre Terre).
Comment ne pas être fasciné par la manière dont on peut aimer et le prouver, par la façon dont l’un ou l’autre fume la cigarette (alors que l’on sait que cela tue), par la présence d’une servante dans une salle de théâtre (alors que l’on sait qu’elle est simplement là pour éclairer la scène), par l’audace des autres qui répondent à la question des uns « Comment faîtes-vous pour escalader l’Himalaya ? » « Je mets un pied devant l’autre » (alors qu’on sait que c’est du courage dont il s’agit).
Et puis le temps passe, le temps d’un rien où l’on peut se surprendre que rien n'est terminé, rien ne s’achève mais que tout se construit et se renouvelle ; tout est en constante évolution et chaque précepte n’est que le commencement de son corollaire. Alors, on aime s’émouvoir, s’enchanter, s’émerveiller, s’accepter et accepter de l’autre qu’il n’est que ce qu’il est et qu’il ne sera pas ce que nous voudrions qu’il soit, avec une entière simplicité.
Le « Je » ne se conjugue par forcément avec le « Tu » mais il pourrait le devenir. Le « Tu » peut se risquer d’être enfermé par le « Je » mais il importe au « Je » de libérer le « Tu » pour qu’un « Nous » sache exister, pour qu’un « Nous » se surprenne de ce que cela représente. Alors « Je », « Tu », « Il/Elle », « Nous », « Vous », « Ils/Elles », la mouche t’aime…
16:00 Publié dans ... de vivre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.04.2006
... des excuses
La mouche est fortement désolée si Shirley Simms vous a fait un peu peur (suprenant hein?! la voix de cette chanteuse). Ca reflète beaucoup l'univers très kitsch mais très sensible de ce groupe. Aux sonorités country et très éléctro burlesque. La mouche prefère de loin le premier volume.
Avis au amateurs de rodéo... qui aimeraient monter à cheval avec une mouche... et préparez les mouchoirs.
15:35 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note









