<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>le temps de</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://letempsde.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/" /> <subtitle>... s'échanger, se changer les idées ...</subtitle> <updated>2008-05-12T19:47:49+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://letempsde.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... s'acclimater</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/02/17/s-acclimater.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2007-02-17:1193434</id> <updated>2007-02-17T20:30:01+01:00</updated> <published>2007-02-17T20:30:01+01:00</published>   <category term="... de regar-tsé" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Près d’un an, si ce n’est plus d’un an, on ( je ) ne sait plus trop bien...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Près d’un an, si ce n’est plus d’un an, on (&lt;em&gt;je&lt;/em&gt;) ne sait plus trop bien quand cela s’est passé mais ça s’est passé de toute évidence. On peut très bien deviner la période de par le contexte environne-[&lt;em&gt;mentale&lt;/em&gt;] mais on ne connaît plus la date exacte, non pas parce que cela remonte à loin parce que je me souviens très bien d’un 5 octobre 2003 où j’étais alors âgé d’un peu plus de 21 ans et que je rencontrais officiellement °P°Y° mais plutôt parce que le cerveau sélectionne lui-même inconsciemment les évènements selon leur ordre d’importance, les date, les trie, les classe, les rejette, les remplace, les ressasse, les restaure, les envenime ou les anesthésie pour le bien ou pour le mal de chacun...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et c’est dans ces moments-là, où je me mets à écrire sur lui (&lt;em&gt;sans lui&lt;/em&gt;), en parlant de lui (&lt;em&gt;sans lui&lt;/em&gt;), en l’évoquant comme un fantôme d’un temps passé, que je me rends compte que les mois défilent à une vitesse grand V, que le temps a laissé des traces indélébiles dont le corps se rappelle encore, que le temps a défait en nous ce qu’il nous restait de plus sublime pendant que moi, je défiais le temps en essayant d’accepter la rupture. Ce n’est qu’une affaire de temps, cela ne sera qu’une question de temps pour tout ce qu’il y a autour de moi, la vie, l’amour, la mort. Il y a un temps pour tout, même pour les sentiments, il y a un début et une fin. Il y a des refrains qui se ressemblent malgré le temps. Il y a des efforts à faire mais cela prendra du temps. Il y a des relations à construire mais ça ne peut se faire qu’avec le temps. Il y d’autres rapports à instaurer et pourtant…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A travers son dernier film, &lt;strong&gt;Les Climats&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Iklimler&lt;/em&gt;), le réalisateur turc &lt;strong&gt;Nuri Bilge Ceylan&lt;/strong&gt; (N.B.C.) expose avec une très grande justesse la douloureuse complexité qui constitue la rupture d’un (de son ?) couple - Isa (l’homme joué par N.B.C.) et Bahar (la femme jouée par sa femme). Isa, professeur à l’Université d’Istanbul, tente vainement de terminer sa thèse. Bahar, elle, œuvre dans le milieu audiovisuel en tant que chef opérateur (enfin, je crois lol…).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Premier plan : Isa tombe au milieu d’une place athénienne ; au loin, Bahar le regarde, sourit de la maladresse de son mari. Le plan est long, la caméra fixe le visage de la femme pour n’en extraire que l’émotion qui la submerge peu à peu. Les faits sont là : il y a un malaise et elle en sanglote… Très vite, le film qui s’ouvre sur des allures de cahiers de vacance prend la même tournure dramatique - sans aller dans le mélo - que peuvent créer des scènes de vie conjugales, insignifiantes au premier abord. &lt;strong&gt;N.B.C.&lt;/strong&gt; s’attache, comme &lt;strong&gt;Bergman&lt;/strong&gt;, à retranscrire (fidèlement ?) les choses dans leur plus intime réalité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous suivons alors le déchirement entre Bahar et Isa d’un œil qui passe du simple regard extérieur à un regard plus intérieur où l’on finit par se reconnaître dans cette situation qui sonne comme un semblant de déjà-vu / déjà-vécu. Ceci est rendu possible par des plans filmés de plus en plus près. Techniquement, les plans sont doublés d’une qualité &lt;em&gt;DV&lt;/em&gt; hors pair. Ce qui permet de renvoyer le spectateur au plus proche des personnages et d’épurer chaque séquence pour n’en ressortir que l’essentiel.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On peut se demander ce qui pousse le réalisateur à tirer le film sur la longueur, il s’agit sans doute d’un parti pris qui trouve toute sa signification dans l’idée même qu’il est parfois difficile de prendre du recul quand on fait partie intégrante du couple (identité du couple / de l’autre / de soi). Vouloir rompre est une chose. Prendre la décision de rompre en est une autre. Entre les deux tendances, il y a deux êtres qui savent depuis le début (du film…) qu’il faut le faire, pourtant, comme souvent, le savoir, ici, est trop éloigné du pouvoir car il y a un vécu, il y a la peur, l’hésitation, il y a l’autre, il y a l’histoire et il y a moi, il y avait toi aussi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors oui, ça peut paraître long, mais comme nous ne le dirons jamais assez, plus c’est long, plus c’est bon…&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... JJJ</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/02/12/jjj.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2007-02-12:1187655</id> <updated>2007-02-12T19:27:51+01:00</updated> <published>2007-02-12T19:27:51+01:00</published>   <category term="... d'écou-tsé" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Entre le renouveau et le retour aux sources, il n’y a pas forcément une très...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Entre le renouveau et le retour aux sources, il n’y a pas forcément une très grandes différences si l’on s’attache à revenir à ses premières amours…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est ce que l’on se surprend à entendre quand on tend l’oreille un peu curieuse sur un artiste qui nous avait appris à ne plus attendre de ses créations qu’elles ressemblent aux anciennes. JJJ, ce sont ses initiales. De ce crooner à l’influence musicale inclassable, non sans classe, on retenait alors l’ambiance très glamour qui se dégageait de ses premiers albums (dont les magnifiques Tatoo - 1999 / Poison - 2000), sa participation à la conception d’une bande originale très organique (La Confusion des Genres - 2000), son grain particulier qu’il mettait au profit d’une musique plus electro/clash (Antenna - 2002 / Rush - 2005) où il transfigurait même les genres en jouant de son look et de sa voix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2007, il sort son sixième opus « The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known » où les thèmes de l’absence, de la solitude, du souvenir, des amours perdus, des regrets de « Poison » refont surface comme pour y signifier l’empreinte évidente qu’ils causent, imposent et laissent au corpus humain. Dans la continuité sonore de « Poison », « The Long Term » se démarque pourtant, encore et toujours. L’univers est intense en émotion (…et j’en ferais bien mon album de chevet pour de futures danses amoureuses). Les textes sont toujours aussi fragiles (Coffin, As good as it gets), la voix est posé très légèrement, très (a)justement, plus clairement - ai-je même envie de dire - posé comme pour prendre le temps d’expliquer ce qui se passe ou de nous laisser le temps d’apprécier la souffrance ou, tout du moins, la nostalgie qui le traverse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Abouti ou pas ? La question ne vaut même pas dans ce cas-là. Sans aucun doute. Inutile d’entendre 36 fois l’album pour se rendre compte que l’on tient entre le rêve et la réalité l’un des albums les plus authentiques et les plus inspirés de ce début d’année 2007.&lt;br /&gt; Entre toutes les ballades qui composent cet album, il y a « Rocks in Pockets » qui, entraîné par des percussions très sobres et des envolées de cordes, soutenue par une rythmique parfois déstructuré, résonne comme un hymne libert(air)e où tout est possible malgré la lourdeur de l’environnement.&lt;br /&gt; Mais c’est indubitablement d’ « As good as it gets ( ? ) » dont je suis tombé amoureux. Entre numéro de cirque et jazz-trip des années 60, ce morceau finit toujours par me faire atteindre une sorte de légèreté en claquant des doigts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au bout de 50 minutes, j’essaies de me souvenir comment s’est terminé l’album « putain, il y a eu qu’un morceau là, j’en suis sûr ! », comme je ne m’en souviens pas, j’en remets un p’ti cou’…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known (2007)&lt;br /&gt; EMI / Labels&lt;br /&gt; http://www.myspace.com/jayjayjohanson&lt;br /&gt; jayjayjohanson.com&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... un spectacle de Pal Frénak</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/30/d-un-spectacle-de-pal-frenak.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2007-01-30:1173823</id> <updated>2007-02-12T19:26:45+01:00</updated> <published>2007-01-30T19:20:00+01:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Ça commence toujours par un souffle lancinant, une respiration lourde et...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ça commence toujours par un souffle lancinant, une respiration lourde et insidieuse, comme lorsque vous assistez, bon gré, mal gré, à une réunion du soir à laquelle vous ne voudriez pas faire partie, parce que ceux qui vous accompagnent sont vos collègues, que vos collègues vous les voyez déjà assez au travail pour encore passer une soirée avec eux à parler du… &quot;travail&quot; sauf que là, il s’agit de personnes que vous ne connaissez pas, que vous n’avez peut-être pas envie de connaître - excepté le jeune homme assis devant vous et dont vous observez la nuque que laissent entrevoir ses cheveux bruns entremêlés&amp;nbsp;- parce qu’elles semblent aussi profondément bêtes que leurs propos, parce qu’elles fourmillent à vouloir trouver la meilleure place, parce qu’une fois posée leur paire de fesses sur leur chaise elles opèrent à se faire plus entendre encore que leurs voisin(e)s, parce qu’elles exigent l’extinction des lumières dans un brouhaha qui réveillerait celui qui dispose du sommeil le plus profond. Et puis, moi, pendant ce temps terriblement infini, je tente de me concentrer, je tente de faire le vide, d’être vierge de toutes pensées qui altérerait ma perception du spectacle, de me dire qu’elles finiront bien par se taire, que les choses sont ainsi, j’essaie de fermer les yeux, de ne rien entendre, pour mieux ressentir…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et puis, c’est un bruit sourd qui, de plus en plus, s’accentue pendant que les lumières s’éteignent lentement, pendant que certains s’étreignent une dernière fois, pendant que la salle chahute encore quelques secondes pour rappeler que &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt; est en train de commencer. Dire &quot;chut!&quot; n’a jamais fait avancer les choses, elles les empirent. Il semble que c’est un rituel chez ce chorégraphe qui, rappelons-le, est né de parents sourds et muets. Il joue d’inventivités dès lors qu’il ne s’oblige pas à attendre que le silence solennel survienne dans les arènes pour débuter. Il nous utilise en nous renvoyant à ce qu’il y a de non-impeccable chez nous : l’attention. Ça surprend, du coup, on se tait, net. Comme chez &lt;em&gt;Maguy Marin&lt;/em&gt;, avec son œuvre &lt;strong&gt;May B&lt;/strong&gt;, on perçoit des cris - ou des onomatopées - qui surviennent étrangement de la nuit silencieuse. Parfois, ils ne sortent pas ou ils ont du mal à sortir, ils s’étouffent mais ne s’essoufflent pas jamais. En plus de ces cris enfouis, Pal Frénak utilise un panel de sons gutturaux et stridents, électroniques et atmosphériques, ceci en découpant le temps avec des ballades nostalgiques comme il n’en existait pas depuis Lou Reed. En usant de râles maladifs, il explore la condition humaine lourde de sens et on ne peut que s’émouvoir, voire être bouleversé tant il est magistral de pouvoir encore faire évoluer son rapport au monde. C’est à une souffrance universelle que nous renvoie le chorégraphe : l’impossibilité de communiquer avec l’autre dans une société de mal-être, la croissance des rapports de mimétisme où l’on n’accepte l’autre que dans sa ressemblance à nous, la difficulté à soutenir les actes des uns, la faculté à s’effacer au profit des autres…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt; replace le corps dans son contexte métaphysique : d’une part, il montre le corps à l’intérieur de ses limites, celles que l’on a beaucoup de mal à définir et d’autre part, il l’extrait en dehors de ce monde, celui dans lequel il faut témoigner les douloureuses expériences comme pour pouvoir s’en sortir ; aussi infime est la frontière entre nos définitions du possible et de l’impossible, &lt;em&gt;Pal Frénak&lt;/em&gt; rend possible l’impossible à travers la confrontation des corps, l’inévitable affront. Il nous rappelle à l’ordre que le choc, une fois établi et rencontré, ne peut qu’être créateur de sens ; qu’ainsi dit, la souffrance peut être délivrance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt;, je crois, est une conjugaison d’actes exécutés, fantasmés, réels ou imaginaires, c’est l’immobilité (usage d’une marionnette humaine qui au fur et à mesure du spectacle finit par prendre vie) dans un monde en mouvement et en constante évolution ; j’en conviens que cela ne puisse prendre du sens dès lors qu’on accepte de lui en donner. D’ailleurs, il y a indéfectiblement une part de nous dans ce qu’il nous montre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Œuvre fœtale - non comme première création mais plutôt comme œuvre qui émerge - de par ce qu’il reste encore à ce chorégraphe à développer, sociétale de par ce qu’elle instaure chez l’individu au sein de son environnement, progressive de par ce qu’elle permet à la danse de posséder, historique de par ce qu’elle utilise comme moyens, Mil et An transcende l’humain dans toute son humanité. On voudrait que ça dure des années et on hésite quand ça se termine, pourtant, tout semble avoir une fin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une mouche bouleversée et renversée, avec les pattes en l’air.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... d'avancer.</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/21/d-avancer.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2007-01-21:1164108</id> <updated>2007-01-21T17:02:15+01:00</updated> <published>2007-01-21T17:02:15+01:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> « En avant tout (prononcé toute) ! », tels des enfants crient quand il...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« En avant tout (prononcé toute) ! », tels des enfants crient quand il s’agit de déplacer des petits soldats de plombs sur un tapis vert, usé par le frottement d’un genou trop lourd sur la surface de jeu ; sauf qu’il ne s’agit pas d’un jeu, il ne s’agit pas non plus d’une mascarade animé par un présentateur télévisé qui se recycle pour enfin se rendre compte qu’il produit les mêmes et interminables bouffonneries devant des spectateurs qui déambulent dans leur salon parce qu’il n’y a plus à s’extasier devant l’ampleur des dégâts que provoque l’« ineffable » invention du XXème siècle ; il s’agit plutôt d’un soulèvement, d’une rébellion que l’on voudrait mener comme celle que l’on s’inventait peut être dès notre plus jeune âge sans savoir que cela pouvait avoir des répercussions 20 ans plus tard. Contre quoi ? Contre qui ? Contre soi ! Contre une folie furieuse de vouloir claquer celui qui se trouve en face de soi parce qu’il ne comprend rien… Contre cette incompréhension qui vous submerge quand votre patience a ses limites… Contre le fond que l’on aime toucher pour une posture qui nous irait mieux… Ceci sans tomber dans le cercle vicieux de jouer un rôle, de se cacher derrière un personnage que l’on construit, de porter le masque d’un autre. Assumer « son » rôle dans tout ce qui se trouve autour de soi, dans tout ce qui fait office de Présence au monde. Sans pleurer. Sans rêvasser non plus. Juste coopérer et avancer.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... bien dormir</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/10/01/bien-dormir.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2006-10-01:1016551</id> <updated>2006-10-01T16:40:08+02:00</updated> <published>2006-10-01T16:40:08+02:00</published>   <category term="... des remerciements" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Le temps d’une pause, celle que l’on s’accorde sans trop de contraintes,...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le temps d’une pause, celle que l’on s’accorde sans trop de contraintes, sans trop de velléité, celle qui s’offre à nous comme une Offrande, non pas celle qui s’impose à nous comme une obligation. Il y a la liberté d’écrire, quand bon nous semble, quand il fait nuit, quand il fait jour, quand on a pas envie de dormir, quand on se réveille dans la nuit, de là, il devrait y avoir l’occurrence de se détacher un peu du monde virtuel, parfois contractuel, pour retrouver des amours passés, des amours d’enfance, voire même des amours fantasmés (j’emploie souvent le terme « fantasmé » pour la fantasmagorie que représente l’être pourtant réel mais intouchable, celui que l’on ne voudrait pas toucher, pas celui que l’on ne pourrait pas toucher).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne sais pas ce qui devrait être privilégié, la représentation d’une certaine réalité ou la réalité elle-même dans la mesure où la beauté se conjugue plus avec l’odeur sucré d’un rêve qui n’appartient qu’à nous et à nous seuls, que l’on pourrait partager mais qui serait incompréhensible en dehors de Notre réalité, voire qui serait en dessous de l’expression prolifique de la parole. Olivier Py m’apprend à parler, il m’apprend en quelque sorte à exister (d’exister ?…) à travers La parole, en somme j’existe à travers son existence comme jamais et comme je pourrais exister à travers n’importe qui, l’indéniable « autre »… Il m’apprend à ne pas user les mots comme on pourrait boire son eau, sans goût, sans dégoût, sans pudeur, sans révolte, sans délicatesse ; il m’apprend à les utiliser, à les jongler, à les extraire de notre cerveau, à les extirper de nos tripes, à les dévoiler comme on dévoile un secret, à les savourer comme on consomme son vin, avec justesse, avec précision, avec élégance, avec de la violence aussi, avec de l’engagement, sans savoir pourquoi des fois, mais parce que tout peut être dit si cela est dit avec vérité. Il n’y a plus de bien ou de mal, il ne reste que la croyance transmissible, la foi en soi, une fin en soi ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A côté de ça, le silence devrait avoir Sa place aussi, Son Royaume, on devrait pouvoir se comprendre aussi avec un seul regard, une seule situation traductrice d’un désir qui dépasse l’ordre de la foi. Le silence se statue alors comme une dénonciation de la parole ou comme mystification (mastication ?…) des mots. Rien à dire ? Tout à ressentir ! Et pourtant hier, et pourtant… A l’heure où l’on ne prévoit pas d’enfreindre le fantasme (Il était là, élégant à mourir, parmi la horde qui s’était déplacée pour voir sa dernière pièce…), Il a mordu le silence, il l’a tordu parce que l’entorse était peut-être nécessaire, en tout cas, elle l’était pour moi. « Bonsoir. – Bonsoir. » Juste pour considérer que l’un avait remarqué que l’autre le regardait, illuminé, depuis près d’une heure. Et cela suffit pour ne rien dénaturer ou ne rien exagérer, cela suffit à s’endormir dans les bras de Morphée avec une sensation de plénitude.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne le sait pas encore, il ne le saura peut être jamais mais j’ai bien dormi ce soir là. Voilà, Il m’apprend à mieux dormir…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La beauté, c’est l’éternel, c’est l’imagerie qui perdure dans le temps, c’est ce qui se pose sur notre regard et qui ne changera pas dès que l’on portera notre visage sur autre chose. La beauté, c’est l’éternel.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... apprendre à écrire un court-métrage (2)</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/08/01/apprendre-a-ecrire-un-court-metrage-2.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2006-08-01:928725</id> <updated>2006-08-01T00:34:18+02:00</updated> <published>2006-08-01T00:30:00+02:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Acte I : L'embellie / Scène 2 : Edere     Dialogue 1 :     Mô  : Putain il...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Acte I : L'embellie / Scène 2 : Edere&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;Dialogue 1 :&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mô&lt;/strong&gt; : Putain il n’y a personne, il n’y a jamais eu personne à ce genre de soirées. Pour le peu que nous sommes, on sait bien pour quelles raisons ils sont là, eux tous, ils ne pensent qu’à trouver de la viande ce soir, il n’y a que la viande qui les maintienne en vie, il n’y a que la chair dans des moments comme cela, des soirs comme ce soir-là…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Gavroche&lt;/strong&gt; : Pourquoi tu dis « les » comme si tu t’excluais ? Tu fais partie de la partie aussi, tu n’es pas plus en dehors de la partie qu’ils ne le sont. Pourquoi on est venu, tu crois ? Pourquoi crois-tu que tu es là ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mô&lt;/strong&gt; : Oui, c’est vrai… mais je suis là avec toi, c’est différent. Je ne sais pas ce que je cherche en étant là, j’avais juste envie de venir. Et puis je n’ai pas la tête à ça, tu le sais ?…&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... apprendre à écrire un court-métrage</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/08/01/apprendre-a-ecrire-un-court-metrage.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2006-08-01:928718</id> <updated>2006-08-01T00:29:16+02:00</updated> <published>2006-08-01T00:25:00+02:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Description&amp;nbsp;:   Place Sainte Catherine. Lille. Veille de 14 juillet,...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Description&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Place Sainte Catherine. Lille. Veille de 14 juillet, jour de célébration de la Révolution Française. Ce sera la Fête Nationale demain et les esprits puritains seront fiers d’être Français. Nous sommes pourtant bel et bien à une autre époque, plus lointaine que celle de l’an 1789. Plusieurs Révolutions ont déjà eu lieu. Plusieurs guerres même, sans qu’il y ait eu de vainqueurs. Des vainqueurs, il n’y en a jamais.&lt;br /&gt; Mô ne sera pas forcément plus fier de se sentir français un 14 juillet. En tout cas, pas plus qu’il ne l’était hier. Seul le regard qu’il porte sur les amitiés qu’il s’est construit ou celles qu’il se compose lui communiquent de la fierté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne pense pas à fêter la Révolution Française. Fêter ce pourquoi il ne s’est jamais battu, ça ne l’intéresse pas. Il préfère penser qu’il existe encore un champs des possibles pour d’autres révolutions, dans le monde ou pour soi-même, quelque chose de très personnel voire de mystique, parce que tout semble s’être endormi ou, tout du moins, s’être reposé sur des acquis. Il veut une révolution mais il ne sait pas encore laquelle ni de quelle manière elle se fera. Il pense d’abord à l’embrasement de ce soir. Gavroche l’accompagne, comme toujours. Eternel compagnon de gloire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Décor de lampions et de luminaires, une impression de fête foraine mais ce n’est pas la fête pour Mô. Il perçoit le petit monde. Ça ressemble à un lieu de rendez-vous galant mais il n’y a rien de romantique autour. Les gens dansent, semblent convulser par moment, ils se rapprochent pour se parler, ils se convoitent, ils se hâtent, ils abrègent certaines conversations qui n’auront sans doute pas de lendemain. L’heure est venue de se libérer de nos frustrations quotidiennes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mô et Gavroche marchent dans les ruelles tortueuses de Lille. Ils entrent sur la Place Sainte Catherine avec l’idée étrange que certaines rencontres ont besoin de la présence d’un amas de gens pour pouvoir survivre ou simplement exister. Ils aperçoivent au loin des personnes. Certains ont les bras découverts tandis que d’autres, pas forcément les plus beaux, exhibent leur torse sur une musique révolue...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;...&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... apprendre à dire je t'aime</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/07/16/apprendre-a-dire-je-t-aime.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2006-07-16:904985</id> <updated>2006-07-16T20:39:15+02:00</updated> <published>2006-07-16T20:25:00+02:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> « Il me fallait une raison, il me fallait un produit de substitution mais...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Il me fallait une raison, il me fallait un produit de substitution mais sans vouloir à ce que cela soit un produit de prostitution. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’entends bien qu’il soit difficile pour les personnes qui me connaissent ou qui ne me connaissent pas d’imaginer ou de comprendre ce que j’ai pu longtemps mettre du temps à concevoir, voire à entreprendre. J’essaie dans le meilleur du possible de mettre des mots justes sur ce que je veux signifier. De mettre de la forme sans en oublier le fond. Et si je m’engage parfois dans des sentiers de perdition pour les uns ou pour les autres, c’est sans doute qu’il se trame derrière l’écriture une volonté de me comprendre, d’apprendre, de soif de savoir, de l’énergique connaissance, de l’intarissable échange. L’éternel recherche du soi à travers le toi…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tu me qualifies, c’est sans nul doute pour cela que je pourrais tant accepter de toi. Parce qu’à travers toi, j’existe et je m’exécute à être plus humain qu’hier. Tu sais ce que je peux accepter de toi, c’est d’être toi dans ton entière sincérité, dans ta spontanéité sans avoir peur de ce que je pourrais te dire. J’affirme, tu infirmes juste pour me confirmer qui je suis. Oui, parce que tu es avec moi et je sais que je suis, grâce à toi. Tu me connais trop bien pour vouloir écrire ce que ta raison te dicte. Tu as trop raison pour que je t’empêche de croire en ce que tu veux bien me faire partager. Tu me partages tout pour rendre compte de l’exactitude de tes propos. Et l’on se compose comme cela. Et tu sais que je ne devrais jamais rien me concéder. Faire des concessions pour l’autre, ce n’est que dans le couple que l’on apprend cela. Faire des concessions à ses ami(e)s, ça peut sonner faux et je ne serais que plus vrai si je continuais à explorer l’incommensurable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est vrai que je m’adonne, que je m’offre peut- être trop facilement mais c’est le support qui me le permets, c’est étrange mais je me comprends mieux quand j’écris. Quand je parle, j’en oublie des fois ce que je voulais dire, quand j’écris, je ne sais que trop bien ce que je veux interroger, je crois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En dehors de ça, j’apprends à dire &quot;je t’aime&quot;, il faut que j’apprenne à dire je t’aime. Je me rends compte que je ne le dis pas assez. A mon père, je ne lui ai jamais dit ; à ma mère, il me semble que je n’ai pas besoin de lui dire ; à mon frère, je voudrais juste savoir lui parler ; à mes sœurs, je continuerai à le leur exprimer...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A toi, la puce qui gratte, je t’aime.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vaincre avant d’être vaincu.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... ne pas se mordre les doigts</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/07/08/ne-pas-se-mordre-les-doigts.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2006-07-08:892234</id> <updated>2006-07-08T03:16:32+02:00</updated> <published>2006-07-08T03:15:00+02:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Lecture du moment :   La peur  ,  Stefan Zweig   Morceau du moment :   Let...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lecture du moment : &lt;em&gt;&lt;u&gt;La peur&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;Stefan Zweig&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Morceau du moment : &lt;em&gt;&lt;u&gt;Let down&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avant d’enchaîner, avant de peut être m’enchaîner ou de l’enchaîner, il est des positions dont j’attendais la venue, il est de ces messages dont on ne peut classer, il est de sa réaction dont je ne néglige pas la parole, il est un anonymat dont je ne tairais plus le nom une fois l’acte fantasmé réalisé, il est des mots qui consolent sans même avoir rien demandé, il est une sérénité qui plonge les esprits dans la continuité, il fut un temps ou je me disais que je le ferais, elle approche la nouvelle époque, le moment d’assumer…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Je me prostitue » selon les uns, « Je dois faire attention à moi » selon les autres. Je me vends sans me vendre ou je ne me vends pas pour me vendre. Je suis peut être un peu &lt;strong&gt;cinglé&lt;/strong&gt; ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je marche les épaules droites, le temps d’une envolée avec &lt;strong&gt;Gnarls Barkley&lt;/strong&gt;, le temps de me dire que l’on est fou, que tout le monde est fou finalement. J’ai peut-être perdu la tête comme lui, mais perdre la tête quand on peut en dégager ce qu’il y a de plus subtil et de positif, c’est très plaisant et ça me fait sourire. Alors cela me vient comme une claque en pleine tronche. C’est peut-être nous qui sommes fous, comme il le dit, à vouloir imaginer que le bien-être ne peut pas s’atteindre dans ce qui ressemble à de la prostitution ou dans ce que l’on veuille bien entendre par « ce que j’ai écrit ». Mais ce que je ressens ne se retranscrit pas facilement et peut être facilement assimilé, ce que je pourrais en retirer ne peut pas se préméditer non plus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n’y a rien de juste pour moi, ce n’est que la morale qui parle, ce n’est que le savoir-vivre et l’éducation qui ne tolère pas de telles pratiques, si pratiques il y a en plus. Moi, je veux du vouloir-faire, le savoir-vivre et les bonnes mœurs c’est quoi d’abord ? C’est dicté par qui d’ailleurs ? L’église, l’Etat, la famille ? et quand il n’y a plus de famille, quand une grand-mère décède alors qu’on se trouve à 2000 kms d’elle, est-ce qu’elle peut encore nous en vouloir ? Quand on peut mourir un jour ou l’autre avec l’idée qu’on a remplit sa vie de débarras et d’embarras, qu’est ce qu’on peut en retirer au juste ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Moi, je veux du partage, ne pas me voiler la face à travers des fantasmes qui vont à un moment donné faire déborder mon vase et me faire avoir des remords alors que c’était là, que ça pouvait faire partie de mon bonheur, que mon bonheur était peut être à portée de main mais à la place, je m’en mordrais les doigts. Se mordre les doigts, ça n’a jamais fait avancer mon &lt;strong&gt;chemin de Damas&lt;/strong&gt;. &quot;Se mordre les doigts&quot; au fond, cela se rapproche sûrement du terme &quot;remords&quot; parce qu’on peut se mordre les doigts une fois et s’en vouloir et si je me &quot;remords&quot; les doigts encore une fois, là, ce n’est pas s’en vouloir, ça devient vite du défaitisme paranoïaque. Si l’acte en question peut me révéler un peu plus et peut me définir des limites, je ne peux que m’en réjouir. Si je savais que c’était glauque, je ne l’écrirai pas ouvertement. Je ne ré(clâmerai) pas non plus de lui donner son cadeau, à lui. Je ne présenterai pas la chose de la manière dont je l’ai faite, je pense.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne fais que faire des choix à un moment où l’on nous oblige à en faire. Merci à Hélène pour son conseil, mais je veux qu’il soit aussi possible que l’estime de soi ne se perde pas dans un acte aussi réfléchi. D’ailleurs, l’estime de soi ne peut être dégradé par notre propre pulsion, nos simples désirs. Le sexe présenté comme tel ne peut être perverti dès lorsqu’il repose sur des confiances mutuelles. L’autre (au féminin) a confiance en moi, Sinciput du Nord a confiance en moi, Hélène a confiance en moi, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://amoursvertiges.blogspirit.com/&quot;&gt;Pierre-Yves&lt;/a&gt; semble m’avoir donné sa confiance alors que l’on ne se connaît à peine… Mon plaisir se trouve toujours chez l’autre j’ai l’impression. Voilà ce qu’il me reste.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour l’heure, j’ai nettoyé mes angles, j’ai retapissé ma toile, j’ai éclairé des semblants d’énigmes, il ne me reste plus qu’à rendre la confiance que me fournissent les autres à l’autre (au masculin) parce que je ne fonctionne jamais à l’instinct mais plus aux évidences et celle-là m’est apparue comme telle.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Merci à tous vos commentaires, réfléchir et s'échanger nos points de vue, voilà ce que cela m'aura déjà apporté.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>le temps de</name> <uri>http://letempsde.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>... Anima Sana in Corpore Sana</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/07/05/anima-sana-in-corpore-sana.html" />  <id>tag:letempsde.blogspirit.com,2006-07-05:888443</id> <updated>2006-07-05T18:34:50+02:00</updated> <published>2006-07-05T18:30:00+02:00</published>   <category term="... de vivre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Je tente de revenir sur un commentaire laissé ailleurs en risquant de...</summary> <content type="html" xml:base="http://letempsde.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je tente de revenir sur un commentaire laissé ailleurs en risquant de choquer le peu de lectorat que j’ai, bises à &lt;strong&gt;Hélène&lt;/strong&gt; qui j’espère ne m’en voudra pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Moi, je me nourris chez les autres et je me découvre encore mieux chez les autres, je sais que j’ai plus à apprendre des autres que j’en ai à apprendre aux autres.&lt;br /&gt; Est-ce par égoïsme ou par timidité de me dévoiler ? Est-ce par positivisme ou défaitisme ? Est-ce parce que l’on ne se (re)connaît qu’à travers le regard d’autrui ou par opposition à l’idée d’individualisme ? Est-ce parce que je me révèle à travers les grosses joues du petit Evan ou parce que je sais ce que je veux quand je suis avec l’autre ? Ou tout simplement parce qu’ &lt;strong&gt;&quot;il&quot;&lt;/strong&gt; compte plus pour moi que je ne compte pour moi-même ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’aurais tendance à imaginer que je ne pourrais pas vivre sans les autres, the others… Le contraire, je ne peux que trop bien le concevoir. L’autre peut vivre sans moi.&lt;br /&gt; Si je ne commentais pas chez lui, que changerait-il de ses habitudes ? Si je ne lui avais pas dit &quot;je t’aime&quot;, il ne nous resterait aucun souvenir et quelqu’un d’autre lui aurait dit, j’en suis sûr… Nous ne pouvons que tomber amoureux de lui, il ne m’a suffit que d’un geste, d’une transparence ou de son éloquence pour pouvoir imaginer qu’il me prendra dans ses bras. Si je n’étais pas passé par-là, il se pourrait que je vive ailleurs et que je rêvasse de quelqu’un d’autre et que lui finisse par ne devenir que l’image d’un autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, si seulement si… on accepte mal les &quot;si&quot; et j’entends trop souvent qu’il ne faille pas les employer, qu’avec les &quot;si&quot;, nous referions le monde, nous redessinerions le tracé de nos vies, pourtant pour ceux qui me suivent, ils auront compris que ce n’est pas du même &quot;si&quot; dont il s’agit. Celui-ci n’est pas employé dans une optique de quelque chose de meilleur, il n’est pas insouciant, il ne demeure pas dans le rêve, il ne cherche pas une autre issue que celle qu’il a déjà entrouverte.&lt;br /&gt; Celui-ci ne peut que se réjouir d‘exister et je ne peux que me réjouir également car je ne dévierai pas d’un pas, je ne changerai rien à ce qui était réel car j’aime ce que je suis devenu, à vouloir continuer de grandir, à vouloir m’essayer à continuer à me (re)connaître. Le chemin de Damas, il ne se referme jamais, il ne fait que se confirmer avec le temps. A trop vivre dans le passé, on en oublie de vivre avec son temps.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mass Consumption&lt;/strong&gt; en anglais, &lt;strong&gt;Consumérisme&lt;/strong&gt; en français… Où l'homme a réussi à faire de l'homme son propre produit de consommation. Nous voilà enfin face à la réalité des choses, l’homme revenu à ses instincts primaires. L’homme se révèle aux grands jours, dans ses plus beaux jours aussi. Qu’est qu’un homme sans ses désirs sexuels, sans ses fantasmes à assouvir ? Un homme avec des bons sentiments, je vous en prie…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Moi (que certains définiraient comme une &lt;strong&gt;P…&lt;/strong&gt;), je veux en faire l'expérience, j'en suis conscient, je ne peux pas en être plus conscient que maintenant. Mettre en pratique ce que certains occultent trop souvent en prétendant qu'il n'y a plus d'amour avec quelqu'un et qu'ils en trouveront bien ailleurs. Consommer sans modération, une fois, rien qu’une fois. Mais sans aucun regret, car c’est tellement mieux sans regret. Le vouloir-faire contre le savoir-vivre. Rien ne m’y empêchera, même pas ma bonne conscience parce qu’il n’y a rien d’inconscient dans cet acte là. J’en ferai ma révolution et Jenifer n’en sera que plus fière lol.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Moi, je ne voudrais pas me vendre mais l'autre (au féminin) y tient parce qu'elle - d’après les dire de Sinciput du Nord - voudrait tant que je sois un cadeau et qu’un cadeau ça se paie, ça se mérite ou peut être aussi parce que cela dé-sentimentaliserait l’acte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mes parents ne m'ont jamais considéré comme un cadeau du ciel et je les en remercie, ce n'est pas pour autant qu'ils ne croient pas en moi ou qu'ils ne m'aiment pas. Ils ont cette manière de considérer l'autre sans trop montrer d'amour, sans doute parce qu'ils ne veulent pas que l'on s'attache trop à eux ou qu'on les pleure le jour de leur enterrement. Ils ne m'ont jamais dit &quot;tu es un cadeau&quot;, ni à mes frères et sœurs, ni à moi, mais ils ont déjà dit &quot;tu nous as porté chance&quot; : Ils ont soi-disant gagné au tiercé - foutu jeu de m…. - pendant que j'étais bien au chaud dans le ventre de ma mère. Alors oui, ils ont déjà dit &quot;tu nous as porté chance&quot;. Après ça, pourquoi devrais-je refuser l’argent tandis que j’ai l’impression que ceux qui m’ont apporté toute l’éducation m’ont aimé en premier à travers l’argent ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne cherche pas de raisons à quoique ce soit, je ne rejetterai jamais la faute sur eux mais je les remercie de ne m’avoir jamais considéré comme un cadeau alors que je ne savais même pas ce que pouvait représenter un cadeau. Un cadeau, quand on est gamin, c’est quoi ? Que peut-on espérer de mieux que ce qui est matériel ? Attendre le Père Noël ? Foutu imaginaire…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Maintenant, je ne les en remercierai jamais assez, je connais la dimension que peut prendre le terme &lt;strong&gt;&quot;cadeau&quot;&lt;/strong&gt;. Parce qu'au-delà des mots, il y a les actes. Je serais ce cadeau et j'aurais l'éternel sentiment que j'assouvirai le fantasme de l'autre (au masculin) qui fantasme sur les Asiatiques. Je ne me défilerai pas quand je le verrai (même s'il ne me plait pas) parce qu'au-delà de mon plaisir, il y aura le sien, parce qu'au-delà de mes attirances, il y a les siennes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;L’autre avant tout.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>