12.02.2007

... JJJ

Entre le renouveau et le retour aux sources, il n’y a pas forcément une très grandes différences si l’on s’attache à revenir à ses premières amours…

C’est ce que l’on se surprend à entendre quand on tend l’oreille un peu curieuse sur un artiste qui nous avait appris à ne plus attendre de ses créations qu’elles ressemblent aux anciennes. JJJ, ce sont ses initiales. De ce crooner à l’influence musicale inclassable, non sans classe, on retenait alors l’ambiance très glamour qui se dégageait de ses premiers albums (dont les magnifiques Tatoo - 1999 / Poison - 2000), sa participation à la conception d’une bande originale très organique (La Confusion des Genres - 2000), son grain particulier qu’il mettait au profit d’une musique plus electro/clash (Antenna - 2002 / Rush - 2005) où il transfigurait même les genres en jouant de son look et de sa voix.

En 2007, il sort son sixième opus « The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known » où les thèmes de l’absence, de la solitude, du souvenir, des amours perdus, des regrets de « Poison » refont surface comme pour y signifier l’empreinte évidente qu’ils causent, imposent et laissent au corpus humain. Dans la continuité sonore de « Poison », « The Long Term » se démarque pourtant, encore et toujours. L’univers est intense en émotion (…et j’en ferais bien mon album de chevet pour de futures danses amoureuses). Les textes sont toujours aussi fragiles (Coffin, As good as it gets), la voix est posé très légèrement, très (a)justement, plus clairement - ai-je même envie de dire - posé comme pour prendre le temps d’expliquer ce qui se passe ou de nous laisser le temps d’apprécier la souffrance ou, tout du moins, la nostalgie qui le traverse.

Abouti ou pas ? La question ne vaut même pas dans ce cas-là. Sans aucun doute. Inutile d’entendre 36 fois l’album pour se rendre compte que l’on tient entre le rêve et la réalité l’un des albums les plus authentiques et les plus inspirés de ce début d’année 2007.
Entre toutes les ballades qui composent cet album, il y a « Rocks in Pockets » qui, entraîné par des percussions très sobres et des envolées de cordes, soutenue par une rythmique parfois déstructuré, résonne comme un hymne libert(air)e où tout est possible malgré la lourdeur de l’environnement.
Mais c’est indubitablement d’ « As good as it gets ( ? ) » dont je suis tombé amoureux. Entre numéro de cirque et jazz-trip des années 60, ce morceau finit toujours par me faire atteindre une sorte de légèreté en claquant des doigts.

Au bout de 50 minutes, j’essaies de me souvenir comment s’est terminé l’album « putain, il y a eu qu’un morceau là, j’en suis sûr ! », comme je ne m’en souviens pas, j’en remets un p’ti cou’…

The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known (2007)
EMI / Labels
http://www.myspace.com/jayjayjohanson
jayjayjohanson.com

Commentaires

allez vas-y, écris, écris, écris... toujours le plaisir de te lire ici ou ailleurs. C'est posé, c'est inscrit, c'est bon parce que sincère... JJJ n'a pas le même goûts quand tes mots sont derrière. alors, vas(y, écris, écris, écris...

Je t'embrasse

Sinciput du nord

Ecrit par : sinciput | 15.02.2007

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