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21.05.2006

... d'un périple

Un amour est né
Une ville dévouée
Un silence presque mythique
Une capitale mystique

 

Après une longue attente à Charleroi et un long périple pour pouvoir oublier un peu la France et son attachement pour les histoires bien compliquées, la mouche a atterri sur les terres luxuriantes de la Suède un mercredi soir, un peu pluvieux mais pas trop froid…

Se changer les idées, penser à soi pendant quelques jours, s’inventer de nouveaux rêves dans un pays dont nous sommes vierges de connaissances, se préférer là-bas plutôt qu’ici. Et puis finalement on arrive à oublier (même si…), on respire l’avenir à plein nez, on atteint d’autres plaisirs. Sans que ce soit de la luxure. Le plaisir de la chair, on s’y fond trop bien et trop vite parfois, on se confond à l’idée qu’il n’y a peut être que cela qui puisse nous satisfaire, qui puisse nous faire jouir d’une certaine existence et on s’y perd souvent.
Le plaisir dont il s’agit est l’expression d’une liberté. Oui, se sentir libre face à l’inconnu. Aucune limite. Tout est possible. On est seul mais on ne ressent pas de solitude. On a envie de se sentir proche face à ce qui nous fascine. Tout porte à croire que l’on se sent bien quand l’on ne connaît pas.

Ne rien idéaliser mais tout apprécier. Le Beau ne cherche plus à être défini car il est en face de nous. Une façade emprunte d’une culture scandinave très particulière. Les toitures sont toutes aussi magnifiques les unes que les autres. Tout est minutieux, détaillé et pur en même temps, un peu médiéval et flamand sauf que l’architecture de la ville n’a rien à envier à Bruxelles. Rien ne se ressemble mais tout s’assemble avec une telle perfection. Les églises rouges brique. Le Château Royal. Les musées. Les îles environnantes qui constituent la ville. Des parcs à vous couper le souffle tant on se sent proche de la nature. Des étendus de cyprès et de conifères le long de la route. Pas un seul mégot par terre. Pas une seule odeur de cigarette dans les bars. Pas une seule crotte dans les rues lol.

En sortant du Centre des Affaires, on s’éprend du Vieux Quartier de Gamla Stan. Même si Dieu peut savoir que l’on ne se sent que trop bien dans le métro, on finit par tout faire à pied. On emprunte parfois des chemins tortueux, on passe un pont, et on change complètement de décors. La promenade n’en finit plus. Les jambes n’ont pas envie de souffrir au bout de trois heures parce que les yeux le leur refusent. Ce n’est pas une sensation de contrainte de temps : le temps de se dépêcher est bel et bien révolu. Et le temps n’a pas la même signification là-bas qu’ici. C’est l’idée de se dire que l’on pourrait marcher des heures et des heures juste parce que cela nous repose l’esprit. On a alors peur que cette plénitude s’en ira dès que l’on arrêtera le pas. Mais se poser et lire un peu. Ah… se poser, c’est important également pour contempler. On se plaît, sur les quais, à observer les bateaux demander pardon aux cygnes pour pouvoir prendre le large et émerveiller ainsi ses quelques passagers ; à s’imaginer vivre là dans un futur proche ; à se demander pourquoi nous n’entendons jamais parler de ces villes qui recèlent tant de magie à portée de main.

Stockholm a beau être une capitale mais on ne se sent pas oppressé comme on pourrait l’être à Paris. Paris ressemble à une fourmilière en comparaison avec Stockholm. Tous les visages suédois semblent sourire avec une surprenante sincérité même si l’on est conscient que le taux de suicide est l’un des plus élevés d’Europe. Beaucoup voue un amour (inconditionnel ou aveugle ?) pour Paris mais la mouche a été touchée par la grâce en se rendant au pays d’un peuple (parfaitement beau) qui ne se considère definitely pas comme des lapons (alors que…).

A qui le tour ?

19:50 Publié dans ... de vivre | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires

Alors T. Shampoo est sympathique, visiblement... ^^

Ecrit par : Hélène | 21.05.2006

> Hélène < euh c'est vrai que j'en ai même pas parlé. It was great but the best is yet to come, isn't it? On se reverra dans les Vosges c'est certain...

Ecrit par : la mouchamoureuse | 21.05.2006

Cette liberté que tu as goûtée là-bas. N'en démords pas à ton retour. La beauté des capitales (comme toutes les beautés) est dans ton regard.

> NdLM < Il me tarde de repartir encore, plus pour quitter l'insomnie de jours anciens mais pour découvrir, oui, découvrir...

Ecrit par : Pierre-Yves | 22.05.2006

Stockholm...j'ai eu le plasir d'y aller plus jeune, et j'en garde un souvenir ému.
tu as bien de la chance...

> NdLM < Je ne crois pas que c'est de la chance, il est donné à tout le monde de pouvoir de laisser pousser des ailes...

Ecrit par : pangloss | 22.05.2006

Hum Stckholm, le pays où les gens sont encore plus blanc que moi ! Je suis aussi blanc qu'un linge, j'imagine que là-bas ils sont transparents ? lol
Blague à part, la chance d'y être allé !! pff je t'envie.
biz

> NdLM < Je te prends dans mes bagages la prochaine fois, découvrir à deux, c'est encore mieux, c'est sans doute cela le partage...

Ecrit par : Olivier | 22.05.2006

butine, mon grand, butine... L'air est pur en suéde apparamment.... Les voyages même pur sont fait pour ça, butiner le temps de voir, d'observer la vie... avec cette fougue qui forme la jeunesse... trafiquer quelque chose en somme, avec la vie, avec les gens, aves les amours et les amants, avec les architectures et les sourires aux levres magnifiques, sincères, tu as raison, dans la façon de les ouvrir pour y montrer leurs dents, leurs crocs... tiens ça me rappelle une phrase de chanson : "viens ma lionne, viens, te faire les griffes sur ma peau, ployer ta nuque tendre, offrande au bourreau, sous l'orage anthropophage de mes crocs.... " ah, quand donc diront-ils cela nos futurs... seul le ciel le sait, peut-être celui de Stochholm, qui sait ?
allez, a plus la mouche...
Sinciput

Ecrit par : sinciput59 | 23.05.2006

A toi, ô compagnon de gloire, les futurs ne sont que grandissants à la lueur de ce que l'on a déjà entrouvert. Une porte, c'est déjà beaucoup. Il ne reste qu'à remplir nos placards pour y déposer le miel de nos joies nocturnes et de notre jeunesse éternelle.

A toi, ô beauté mal consumée, je te retrouverai dans ces jardins, un soir d'hiver, pour y dévoiler mes plus humbles secrets, nous tournoierons jusqu'à ne plus pouvoir retenir notre souffle.

A toi, ô compagnon d'un soir, nous boirons l'eau et le vin comme de l'absynthe.
A toi, ô compagnon, pour ne pas déchoire, nous écumerons tout sur cette route Sainte.
Avec toi, ô génie, nous toucherons l'infini qui n'existe que par la définition de la limite.
Sans toi, ô je suis l'abruti, je crois de surcroît que oui, sans toi, de sens n'a ma vie.

ça me fait très plaisir de te voir parmi les fleurs.
Je t'embrasse.

Ecrit par : la mouche à Sinciput du nord | 23.05.2006

bon, je n'arriverai pas à faire une littérature aussi poetiquement belle que tu ne l'as formulée... Je ne m'y risquerai donc pas et préfère ni une ni deux, te remercier, soyons bref et cartésien, pour cette sciure de mouche... a mon tour de faire un peu le malin, alors voilà deux choses :
1 - je te remercie de toi
2- aurais-tu l'amabilité d'écrire un article concernant un certain Christophe Willem. Voilà, l'album d'Anaïs est remarquable dans l'interprétation et dans la technique vocal incroyable ( la chanson en rap notamment ). Les chansons interprétées par Christophe Willem en plus d'une technique vocal proche de la science fiction ( si, c'est magique quelques fois ) comportent toutes une part de création inouie, l'écoute en est plus qu'agréable, jouissive...

Pour finir, juste te dire qu'il a une bonne casquette, que son texto était sympathique, que j'aurais bien mis ma tête sur son ventre le temps d'une nuit, que j'aurais plaisir à le revoir....

allez, faut que j'aille bosser, j'suis vraiment une feignasse finie, moi...
A plus la mouche

Sinciput

Ecrit par : sinciput du nord | 24.05.2006

Sinciput >
Tu sais que tu viens de faire ta déclaration là et que F. Gavroche lol lit mon blog par moment. Enfin, c'est bien que certaines choses s'officialisent de cette manière là.

Comment voulais-tu que je ne puisse te reconnaître, toi qui à ce style si particulier et qui n'emploie que des formes qui se fondent (ou te trahissent si bien) avec ta personne.

Confidences pour confidences : reste toi-même, l'humilité avant tout, l'émotivité qui peut nous submerger quand l'un croise le regard de l'autre...

C.W. n'échappera pas à l'écriture de la mouche, je vais m'empresser d'écrire une note sur ce charmant jeune homme qui croisera peut être notre chemin de Damas.

Assumons le ridicule,
Renversons la tendance,
Rendons lui son élégance,
Pour que tous connaissent sa matricule.

Bzit

Ecrit par : la mouchencoeur | 24.05.2006

je suis dans les parages... je fouine et farfouille... lol

Ecrit par : F.Gavroche | 27.05.2006

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