30.04.2006
... Amis pour la vie
Pour ce premier crossing, il me fallait trouver un sujet qui ne laisserait pas mon amie la Mouche dans l’embarras. Et de fil en aiguille (je vous épargne les cheminements, qui sont passés d’un tire-bouchon-chon-chon à la critique d’un film porno), une idée en amenant une autre, je me suis prise à penser à l’amitié. Avec la Mouche, cela fait maintenant 4 ans qu’on se connaît, et : "Amis, oui, pour le moment… Mais dans 10 ans ?". Sujet d’actualité si il en est puisque M6 propose bientôt une émission sur le thème et pour autre preuve (pour les sceptiques du fond qui doutent de la capacité qu’à la chaîne de flairer les tendances lourdes de notre société), le succès grandissant et constant du site www.copainsdavant.com.
Pour ma part, comme chacun ne le sait pas, j’ai retrouvé récemment mes camarades du collège (lors d’une soirée baptisée pour l’occasion Nostalgie), ceux avec qui j’ai passé 4 de mes plus belles années. Après 9 ans sans se voir pour la plupart, imaginez l’émotion… ^^ L’occasion m’a rappelé que les années collège, plus que celles du lycée, sont pour moi marquantes. D’une part, parce que la composition de ma classe est restée identique d’un bout à l’autre (les mêmes têtes pendant 4 ans, m’étonne que je m’en rappelle…), d’autre part parce qu’il s’est passé foultitude de choses. D’autant que j’ai la chance d’avoir gardé une trace de tout, puisque qu’avec ma meilleure amie on tenait un journal à deux, qui retraçait nos journées d’alors. En relisant aujourd’hui les 9 tomes (ouais… on était prolixe à l’époque !), c’est tout à la fois les souvenirs, la crainte que quelqu’un ne tombe "accidentellement" sur un des cahiers, les impressions… qui reviennent pêle-mêle à l’esprit.

Il y a 3 explications à mon inclination pour cette période :
- c’est le temps où on grandit, on se construit et les copains sont ce qu’il y a de plus important alors ;
- on vit au jour le jour, sans être encore importuné par le chômage ou les réalités de la vie ;
- tout est facile dans notre bulle mais loin de l’anonymat qu’apporte le lycée, surtout quand on est bien intégré.
Parce que là arrive un point dont je n’ai pris conscience que plus tard : non, tout le monde n’a pas apprécié ses années collège. Il en est qui ont souffert, certainement, parce qu’encore à cet âge, les jeunes sont bêtes et cruels parfois. Donc, vous, qui vous êtes sentis rejetés par vos pairs parce que vous n’aviez pas la bonne paire de chaussures, il est temps de prendre votre revanche ! Les réunions retrouvailles sont l’opportunité de montrer que votre job est mieux payé/plus intéressant (rayer la mention si inutile) que le premier de la classe (quoique là, je ne sais pas… C’est souvent le premier de la classe, non, qui était rejeté ? Parce que celui qui cumule à la fois les bonnes notes ET la popularité, non ! C’en est trop, n’en jetez plus, il faut le supprimer…^^), que votre femme/copine est plus belle/intelligente (rien à rayer, les femmes sont toujours les 2… Hi ! hi !) que celle du beau gosse d’antan… Et je vous promets que je dirai à mes enfants qu’il faut être ouvert et accepter tout le monde, même ceux qui portent des lunettes (!).
Alors amis pour la vie… Oui, dans la mesure où j’ai toujours la même meilleure amie depuis le collège, mais cette soirée ne m’a pas fait renouer avec d’autres. Nostalgie, Revival… quelque soit le nom que vous lui donnerez, on prend des nouvelles, on s’intéresse, mais surtout, ne nous leurrons pas, on fait le point sur ce qu’on est, ce qu’on a fait, où on va. J’en retire une impression de parenthèse, un peu comme si la temps s’était arrêté sur une période passée dans le présent : c’était agréable, mais je ne pense pas qu’il y aura de suite. Ce qui m’amène à dire que l’amitié, ça s’entretient avant toute chose! Un bilan, si jeune… Oui, et ce n’est que le premier !
Et vous, quelles sont vos expériences en la matière ?
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28.04.2006
... de la légèreté

Sylvain Chauveau et Ensemble Nocturne
Down to the Bone / An Acoustic Tribute to Depeche Mode
Il en est fini le temps où il fallait une batterie pour pouvoir apprécier le rythme d’une musique. Ce soir était particulier. J’en rêverai encore ainsi que les quelques spectateurs qui pouvaient être présents, tout du moins je l’espère.
La simplicité finit par s’emparer du Grand Mix de Tourcoing quand il reprend au piano le fabuleux morceau : « Enjoy the Silence ». Et là, cela veut tout dire : silence complet dans la salle. Un piano, une voix : celle de Sylvain Chauveau.
Certains pourraient dire qu’il ne chante pas, qu’il se donne un air pour faire partie d’une nouvelle génération. A eux je leur répondrais qu’il en est à son quatrième album (sans compter une bande sonore pour un film) et qu’il a signé dernièrement l’une de ses œuvres les plus intimes où il s’accorde maintenant à utiliser la voix comme un de ses instruments les plus beaux. Down to the Bone, son dernier opus qui est en fait un tribute to Depeche Mode, surprend. Rien à voir avec ses prédécesseurs qui n'étaient pratiquement que des instrumentaux. Ici, on accède à un autre univers où il se livre jusqu’à l’os, il y décrit l’amour libre, l’amour sensible, l’amour silencieux, le silence qui rend amoureux. Tout est à portée des oreilles, il n’y a plus qu’à fermer les yeux pour écouter, apprécier le silence, imaginer et se réconforter.
D’autres pourraient s’ennuyer. Vous pourrez demander à la mouchette - sœur de la mouche - qui a failli s’endormir sur le bar pendant que je sirotais ma bière, assis dans un coin devant la scène. Ce n’est pas évident et je l’avais prévenue. A eux, je défendrai le parti pris de Sylvain Chauveau qui tente de rendre les choses à leur état pur. Et c’est planant. C’est touchant simplement. Il ne s’encombre pas. Il ne complexifie presque rien. Il ne cherche pas le succès. Et il ne se conforme qu’à lui-même. Et c’est cela que la mouche aime chez lui. Les mots sont simples, des anges semblent survoler la scène, les regards se croisent, une magie opère, cela en devient presque inconfortable quand il s’émeut à chantonner "I’m only here to bring you freelove" parce qu’on se sent forcément concerné, de loin ou de très, voire même de trop près.
Mouchialant...
Prochaine date où la mouche pense montrer le bout de son aile : 28 mai au Café de la Danse / Paris
01:20 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.04.2006
... s'agrandir
La mouche a envie de changer de paysages, de circonstances, de situations. Et pour l'occasion "rêvée des anges", je pourrais me livrer à ce qui s'appelle plus communément le BlogCrossingDay.
En quoi cela consiste réellement ? C'est un échange parmi tant d'autres où les lecteurs d'un blog pourront lire une note déposée par un(e) autre bloggeur(se) et celui qui héberge déposera sa note à son tour chez quelqu'un d'autre et ainsi de suite. Cela a pour simple principe la convivialité et la possibilité de fournir à un blog une autre âme d'écrivain(e). Les portes de l'antre sont alors ouverts et les possibilités semblent plus étendues. Faire confiance, être lu par des non-habitué(e)s, susciter la curiosité. En somme, élargir la blogosphère.
Pour plus d'informations.
Avis à la blogopulation, pour vous rappeler que le BlogCrossingDay se déroulera le 30 avril et il sera temps à la mouche de laisser la place au Haricot.
Mais la mouche n'a pas encore trouvé d'hébergement pour sa note dont elle ne sait pas encore de quoi cela traitera. Si vous avez une idée sur là où je pourrai poster (la mouche a bien sa petite idée mais bon...).
Que la chaîne perdure...
16:00 Publié dans ... piquer... à droite et à gauche | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.04.2006
... d'un rien
Vous allez sans doute dire que la mouche ne vit qu’avec le passé mais il est tellement agréable à raconter qu'elle en est émue par moment.
Comment ne pas se souvenir des soirées passées à rire jusqu’au genou parce qu’on a cassé un tire-bouchon-chon-chon en plastique (qui plus est n’était pas le bon), ou parce que par inadvertance on a cassé la chasse d’eau (qui plus est a été réparé), ou parce qu’on se perd dans les chemins tortueux d’une ville en voiture pour aller voir un concert (alors qu’on s’est trompé d’heure), parce qu’on se surprend encore à être subjugué par la manière dont on peut apprendre de l’autre (alors qu’on a l’impression de tout connaître de l’autre), ou parce que l’on est simplement là à écouter du Erik Satie jouée par une amie et que l’on oublie tout (alors qu’on sait que nous sommes 6 milliards sur cette chère et tendre Terre).
Comment ne pas être fasciné par la manière dont on peut aimer et le prouver, par la façon dont l’un ou l’autre fume la cigarette (alors que l’on sait que cela tue), par la présence d’une servante dans une salle de théâtre (alors que l’on sait qu’elle est simplement là pour éclairer la scène), par l’audace des autres qui répondent à la question des uns « Comment faîtes-vous pour escalader l’Himalaya ? » « Je mets un pied devant l’autre » (alors qu’on sait que c’est du courage dont il s’agit).
Et puis le temps passe, le temps d’un rien où l’on peut se surprendre que rien n'est terminé, rien ne s’achève mais que tout se construit et se renouvelle ; tout est en constante évolution et chaque précepte n’est que le commencement de son corollaire. Alors, on aime s’émouvoir, s’enchanter, s’émerveiller, s’accepter et accepter de l’autre qu’il n’est que ce qu’il est et qu’il ne sera pas ce que nous voudrions qu’il soit, avec une entière simplicité.
Le « Je » ne se conjugue par forcément avec le « Tu » mais il pourrait le devenir. Le « Tu » peut se risquer d’être enfermé par le « Je » mais il importe au « Je » de libérer le « Tu » pour qu’un « Nous » sache exister, pour qu’un « Nous » se surprenne de ce que cela représente. Alors « Je », « Tu », « Il/Elle », « Nous », « Vous », « Ils/Elles », la mouche t’aime…
16:00 Publié dans ... de vivre | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.04.2006
... des excuses
La mouche est fortement désolée si Shirley Simms vous a fait un peu peur (suprenant hein?! la voix de cette chanteuse). Ca reflète beaucoup l'univers très kitsch mais très sensible de ce groupe. Aux sonorités country et très éléctro burlesque. La mouche prefère de loin le premier volume.
Avis au amateurs de rodéo... qui aimeraient monter à cheval avec une mouche... et préparez les mouchoirs.
15:35 Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.04.2006
... la scropolandre à crochets
Bon d'accord j'ai retrouvé ça dans mon ordi... (merci juliette!!!)
12:45 Publié dans ... la pêche aux mouches | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.04.2006
... des surprises
Mince !!!
La mouche a un gros suzi avec mon blog qu'il n'arrive pas à arranger... Visiblement contenir 100 M0 de musique sans payer d'abonnement rend le blog moins fonctionnel !!! Cliquez un peu sur les liens des catégories et voyez par vous même. Merzi qui ? Zé pas !
Re Mistery and bubblegum !!!
Pour la suite de la lecture en espérant que je ne vais pas me faire coffrer, choisissez de lire une note et cliquez sur la note précedent tout en haut.
Pas très zudicieux vous me direz...
16:51 Publié dans ... des remerciements | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.04.2006
... d'un espace/temps
En l’espace d’un temps, il y a des souvenirs qui ne s’achètent pas, qui ne se perdent pas, qui perdurent dans le sillon d’un esprit tourmenté mais que l’on voudrait paradoxalement conserver et/ou au plus vite oublier…
A la lueur des rencontres que l’on fait, il y a des moments dont on se rappelle, des instants que l’on peine à conserver, des anecdotes que l’on aimerait partager et pour que nos souvenirs fassent corps avec d’autres…
Je me souviens de tout, d’un rien qui m’a construit pour se déconstruire et avide je tente de reconstruire. C’est une mouche qui s’est attachée, qui s’est emmêlée, qui s’est battue, débattue et qui se rattache sans trop comprendre pourquoi. Sans doute l’envie, le désir d’une rencontre (j’en reviens à Olivier Py mais il ne s’agit pas que de cela).
Il s’agit d’un lien aussi incompréhensible soit-il qui peut se créer au delà de notre propre ressort. Il s’agit peut être d’un hasard, des circonstances, d’un rêve éveillé, d’une situation déjà vécue mais qui nous rappellent toujours à l’ordre : quoique l’on fasse il est impossible de mettre des mots sur un sentiment même si l’on cherche la justesse, l’infaillibilité, la franchise et on se perd dans un chemin qui irait vers ou s’en irait de 2046.
Voilà où j’aimerai en venir. A la lumière d’un espace/temps qui s’écoule en découle une source sûre, l’inexplicable, l’insaisissable, l’impalpable, le mystère qui devient l’inextricable. On se souvient tou(te)s de In the mood for love. Le titre est déjà bien évocateur, il faut voir le film avec un regard attentif, sensible, amoureux ou être prêt(e) à recevoir la douceur d’un amour impossible. Car In the mood for love ne cherche pas à rendre les choses simples, loin de là. L’histoire est accessible, j’en conviens. Qui ne pourrait comprendre l’histoire d’un homme et d’une femme qui, au moment de découvrir que leurs conjoints respectifs entretiennent une relation, tentent de comprendre comment cela a bien pu arriver et finissent par s’éprendre l’un et l’autre. Parce que les choses arrivent simplement sans que l’on tente de les provoquer. Donc, l’histoire est belle, trop belle peut être mais chez Wong Kar-Wai, on ne lésine pas sur le sentimentalisme.
Et, c’est après que les choses deviennent intéressantes et se complexifient. Cette relation qui n’a même pas abouti renverse tous les fondements que l’on pourrait se faire des relations. Et la suite, on la connaît peut-être aussi.
2046, on aurait pu croire qu’il ne s’agissait que d’un chiffre mais chez WKW, cela nous aurait étonné quand même.
2046, c’est tout en même temps : un espace et un temps, des souvenirs et des fantasmes, un symbole et son contraire, on y part et on aimerait en sortir. La mouche aime la subtilité qui s’y dégage et la facilité qu’a le réalisateur à en référer à son précédent sans que cela soit de la redite.
On reprend le même personnage et on le décortique pour mieux le comprendre. Dans les relations qu’il entretient avec ses nombreuses concubines, il en revient toujours à sa chère et tendre qu’il a connue pour mieux se rappeler d’un amour profond et inaltérable. On s’emmêle parfois mais on comprend ensuite. Dans sa manière de fonctionner, il voudrait chercher à combler l’imperfection de son histoire avec Su Li Zhen et décide alors de les retraduire sans chercher à les revivre avec d’autres pour ne pas laisser passer sa chance encore une fois. Dans son élégance, il n’y a rien a parfaire. Dans 2046, il y a indubitablement In the mood for love mais c'est juste. Dans son histoire, il y a quelque chose qui nous ressemble tous, l’envie de conserver, voire d’atteindre (comme dans le Secret de Brokeback Mountain) à nouveau une once de ce que l’on avait assimilé au bonheur : un souvenir.
La boucle est peut être un peu vite bouclée.
20:05 Publié dans ... de vivre | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.04.2006
... la délicatesse

2046
a Film by Wong Kar-Wai

Happy Together
a Film by Wong Kar-Wai
En attendant une prochaine note sur Wong Kar Wai et ces "petits" chefs d'oeuvre cinématographiques, je vous laisse en compagnie de deux morceau dont l'un est le fabuleux chant de l'Opera Norma et l'autre (titre éponyme du film, zé com za kon dit?) ne se présente plus tant il a été plagié et replagié. Mais cela ne vaut certainement pas la version de The Turtles. Cela ne va pas plaire mais il faut le dire, on revient encore aux Beatles...
20:08 Publié dans ... de vivre | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
... d'un autre souvenir
« je me souviens…de ce que l’on est plus ou moins »
On est plus ou moins seul.
On se sent vivant et mort
Quand le silence dort,
Quand les soupirs se veulent.
On est plus ou moins craintif,
Sans quelqu’un près de soi,
En plein milieu du réveil le soir…
Finalement, on se sent trop plaintif.
On est plus ou moins créatif…
…Sur les marches du métro.
Et là, on s’imagine…
…La venue, celle d’un héros, celui qui sera le nôtre.
On est plus ou moins « larmes à l’œil ».
On pleure, on chiale à contre raison.
On s’écœure, on avale, on gobe toute information.
Ouais, on est trop naïf à l’accueil.
On est plus ou moins idéaliste.
On en attend beaucoup de la vie.
On refuse les mépris, les mensonges
Et toute sensation qui vous ronge.
On est plus ou moins « sado-masochiste ».
On en chie, on se torture l’esprit
Quand l’un ou l’autre manque à l’appel,
Quand une idée sombre, au cerveau, vous martèle.
On est plus ou moins humain.
On vit et…on meurt enfin.
On repousse ce qu’on ressent, on aime ceux qu’on hait,
On monte et…on redescend, on est et… on renaît.
Oui…on est plus ou moins humain
On vit à reculons mais en vain.
On survit, on subit pour ne pas mourir,
Et, d’avoir trop vécu, on meurt pour pourrir.
15:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
... vot' mouchique

Grand National - Kicking the National Habit
Drink to move on

Gry with FM Einheit and his Orchestra
Princess Crocodile

Zita Swoon - Life = a Sexy Sanctuary
Hot Hotter Hottest

Capitol K - Island Row
Pillow
Bon d'accord, le choix n'est pas facile mais la mouche avait envie de vous partager ces quelques merveilles, certaines dont vous en connaissez peut-être déjà l'existence et sur lesquelles vous avez déjà pu chantonner, d'autres qui sont peut-être complétement passées inaperçues (à mon grand regret).
Alors entre le son et les riff des guitares du duo British des Grand National, la pop énervée et délirante de cette sublime voix du Danemark accompagné d'un grand orchestrateur, le son disco(smique) entrainant d'un ancien de dEus et l'électronica enjoué de Capitol K, la musique n'est pas prête de s'éteindre...
La mouche abuse peut-être... mais c'est tout à votre découverte...
14:40 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.04.2006
... revenir sur une exposition - autoprod?
Regards sur le Cambodge
Visages d’Angkor, Gens des rizièresActuellement étudiant en Développement Culturel, la mouche a pu, lors d’un stage de prospection du système éducatif au Cambodge, aller à la rencontre d’un pays, tantôt réel, tantôt imaginaire.
« Ce voyage en terra incognita était une étape qui devenait vitale, comme pour toute personne issue des différentes formes de migrations. Toute démarche n’est pas évidente dès lors qu’elle repose sur un questionnement de son identité. Retrouver ces racines, c’est se heurter à un inconnu mais c’est également être surpris par la manière dont la réalité peut dépasser notre imaginaire. »
« La photographie est une manière d’amener le spectateur à s’imaginer un lieu ou une situation… aussi simples soient-ils. C’est en ce sens qu’à travers les rencontres et les époques l’image n’est jamais figée et évolue à travers le regard que chacun lui apporte. »
Dans cette exposition, elle a voulu à travers ces deux volets montrer « une » réalité du Cambodge : « là où la parole est peut être un obstacle, le regard, lui, n’a pas de frontières ».
Exposition ayant eu lieu au mois de janvier au Cinéma le Méliès à Villeneuve d'Ascq dans le cadre de la diffusion les Artistes du Théâtre Brûlé de Rithy Panh
15:43 Publié dans ... de regar-tsé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.04.2006
... des Merz-veilles

Merz Butterfly
On avait tant attendu son nouvel album… Ce que je sais de lui, c’est un EP que j’avais acheté il y a 5 ans à peu près (Lotus). Conrad Lambert, son nom vous dit peut être quelque chose… Anglais de 38 ans, il se repose 7 ans avant de nous surprendre et de représenter l’une des valeurs sures de ce début d’année. Sorti il y a quelque temps quand même sur les terres de notre chère « Reine Mère », la France se remet à croire en ce petit bijou de folk anglaise.
Le précédent était plus électronique, on pourrait tout en retenir et là, c’est plus doux, plus énigmatique, plus intime. Merz nous offre ici ce qu’il y a de plus subtil chez lui : la perfection. L’art de composer des cartes postales (Postcard from a dark star) et de nous laisser rentrer dans sa chambre qu’il dit enfumée (Warm Cigarette Room) : d’airs mélodiques, de contrées mélancoliques, de balades ingénieuses, il mêle les sonorités à la mandoline, au piano ou au synthé, en laissant plus de grâce à son grain de voix si particulier… Pour le seul plaisir de nos oreilles
Alors 7 ans, 5 ans, 2 ans à attendre… on s’en fout !!! On les oublie vite d’ailleurs, car là il vient de signer son retour fantasmagorique. On voudrait qu’il soit notre tout, le mentor d’autres groupes pour qu’il puisse ainsi être reconnu à sa juste valeur.
Vivement de le voir en concert…
Loveheart / Merz / Gronland / 2006
16:00 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
... vous dégoter la perle : Casiotone

Tout droit sorti d’où je ne sais où pour avoir une musicalité comme celle-là.
Je retiens que de ma promenade dans les rues, errant dans Lille allant chercher je ne sais quel bonheur, je tombe nez à nez sur cette pochette délirante d’un dessin très pictural mettant en scène une petite fille et un crocodile à table. Je ne vous cache pas que je l’ai pris en main pour mieux le voir, et en effet c’est débordant de génie…
Une très belle esquisse que nous a apportée cet artiste. Et puis je prends le casque en main, avec l’idée fulgurante d’avoir trouvé ma perle, celle que j’attendais depuis des heures et des heures…
J’entends une nana présentant le cd comme si elle l’annonçait à la radio… Surprenant et je lis « Comment sommes-nous passé derrière ce type ». Et j’en tremble encore, je me suis dis « Hallucinant ! » depuis que j’avais laissé de côté the Magnetic Fields je n’ai entendu de pure merveille sonore, très mélodieux, très entêtant, très euphorisant, très dansant, très reposant… J’ai hâte de rentrer pour écouter cette petite merveille. 14H00 Mince… Larry Clark et Wassup Rockers... Après la fin du film, je suis rentré et je me suis mis dans l’idée que je pouvais m’endormir tranquillement ce soir, j’ai trouvé mon cd de chevet. Et je l’écoute, et je passe d’un univers à un autre… de part et d’autre, d’un Burt Baccharach à un Lou Reed, à un Nick Cave, se prenant limite pour Perry Blake, se déjouant des Beatles… je découvre le troublant cow-boy de mes rêves. Celui qui me jouera Holly Bobby sur des airs de Imagine des Beatles… Celui qui m’électrise avec Young Shield et m’emmène avec New year’s kiss…
En somme, j’ai découvert un petit coin de paradis, un espace où l’on se surprend encore, oui au XXIeme siècle…
Casiotone For The Painfully Alone
Etiquette
Tomlab (label de Tujiko Noriko, comme quoi?!)
12 titres / 2006
14:45 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.04.2006
... de revenir sur un secret

Rufus Wainwright The maker makes
Ang Lee, c'est un réalisateur et c'est un fait, Le secret de Brokeback Mountain, c'est un film et c'est un autre fait. Mais la dimension que prend ce chef d'oeuvre n'est pas simplement un fait car cela a des effets. Depuis les dernières fois (trois fois, ça fait beaucoup non?!) où j'ai pu le voir, le film m'a littéralement explosé l'esprit.
Se contruire, se recontruire et se décontruire. On s'imagine alors revenant sur des lieux qui nous on marqués pour vivre ou revivre des sensations de plenitude. Brokeback Mountain pourrait être un café, une terrasse, une courrée, un instant d'antan. Alors faut-il renouer avec son passé inachevé? Les questions que suggère le film me reste gravées. J'avais envie de le voir, et là de l'avoir vu, je ne sais plus.
C'est un film sublime et très efficace où, il est vrai, nous ne pouvons pas être insensibles quant à la force des sentiments qui s'y dégagent, quant à la véracité des propos du film et à la perfomance des deux (grands, beaux soit dit en passant) acteurs.
Titre original : Brokeback Mountain
de Ang Lee
2H14' / 2005
Avec Heath Ledger, Jake Gyllenhaal...
18:35 Publié dans ... de regar-tsé | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
... de se souvenir
« Je me souviens… d’un rêve »
J’ai fait un rêve sublime,
Un rêve où l’on s’abîme
Où l’on se meurt du bonheur
D’attendre bien avant l’heure.
J’ai rêvé de toi, de moi,
D’un nous sur un chemin de Troie,
Où l’on aspire à croire, je crois,
Du temps de l’ivresse ; c’est ça la Foi.
J’ai fait un rêve sublime,
Où le Roi, c’était bien toi,
Où la Reine n’existait pas,
Où l’on était que deux, toi et moi.
J’ai rêvé, il me semble,
D’un rêve où l’on saigne et puis l’on tremble,
Dans l’enseigne d’une chambre,
De l’avenir ensemble, d’un amour ensemble.
Il m’interpelle ce rêve sublime :
Une fenêtre ouverte, une page, une vitre,
Donnant sur une cour avide,
Un monde étrange, les terres arides.
J’ai rêvé d’une main, enfin.
Celle qui me tendait ses chagrins.
Celle qui m’attendait un matin.
Et là, je m’étendais soudain.
Je me souviens de ce rêve sublime,
Où le temps des remords était passé,
Où le sang de nos corps se mélangeait.
Et puis, sans être d’accord, rêve ou réalité, ça s’est achevé.
17:09 Publié dans ... piquer... à droite et à gauche | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Nostalgie oblige

Arid
Little things of Venom
If I could be someone
Within an hour or a day
If I could turn the wheel of fortune
Could you guess what I would say
If I could be a believer
If I could be whatever
You’d want me to be
A believer, a believer, a believer
Someone, someone
To make your every day
Yeah, someone just trying
To wipe them tears away
Yeah, someone burning fires
On the edge of every town
Yeah, someone just rolling
In your love as it comes down
And if I could see things different
If I could turn the clock of time
If I could re-arrange the play love
I would never leave you behind
If I could be a believer
If I could be
Whoever you’d want me to be
A believer, a believer, a believer,
Someone, someone
To make your every day
Yeah, someone just trying
To wipe them tears away
Yeah, someone burning fires
On the edge of every town
Yeah, someone just rolling
In your love as it comes down
Someone, someone
To make your every day
Yeah, someone bitter morning
Come and play your solid blues
A believer
A believer, believer, believer, believer
Then I might stop
Then I might stop playing pretend
And if I could show you
My heaven I’d wear my thorny crown
I walk the stairs of seven
I walk them down
Little things of Venom, Arid / Double T Music / 1999
14:05 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Merzi
Merci à Arte pour m'avoir permis de revoir Les Yeux Fermés d'Olivier Py et de le conserver dans ma petite vidéothèque...
13:12 Publié dans ... des remerciements | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Pour des yeux grands ouverts
Résumé :
Olivier aime Vincent, mais Vincent est prisonnier de son passé. L’un et l’autre se donneront vie, par une communion qui dépasse le cadre des amours habituelles.
"Aussi désespéré que j'ai pu être, je n'ai jamais perdu l'espoir de la venue d'un être qui me ressemblerait et changerait absolument le cours de mon destin. Un être qui dans la simplicité de sa douleur donnerait sens à la mienne. Je crois que cette confiance en la venue d'un inconnu est ce que j'ai de plus impeccable, de plus sacré."
Dans la catégorie Petites Caméras, Arte avait fait très fort - trop fort peut être pour la petite enveloppe que je suis (imaginez une mouche pas plus haute de 0,5 cm) et avait ainsi offert à travers cette collection la possibilité - et nous ne nous en plaindrons pas - à un (grand) écrivain, metteur en scène, acteur-comédien, réalisateur de faire son premier long métrage. Tout ça dans l'indifférence la plus totale au point que peu de cinéma le diffusait, peu de journaux en parlait, peu de personnes en discutait. Faisais-je partie de la marginalité à l'époque ou étais-je simplement différent ?
En tout cas, la mouche vous conseille cet ouvrage qui est le scénario du film. Les images sont importantes mais l'imagination l'est encore plus. Alors lire Les Yeux Fermés d'Olivier Py avec un esprit grand ouvert, il me semble que c'est ça l'inexplicable du film.
On passe de l'attente dans un métro d'un être cher que l'on n’a pas encore rencontré à une scène crue dans les souterrains de Paris. Et c'est ça le cinéma (ou le livre ou le théâtre) : explorer l'inexplorable et l'indéfinissable pour le rendre plus visible. C'est mal cadré, mais ce n’est pas ça qui importe chez Olivier Py ; c’est plutôt la possibilité qu’il offre au spectateur ou au lecteur de se frayer un chemin et de chercher quelque chose, le réconfort peut-être, ou l’amour avec une force effroyable.
Les sentiments deviennent confus, on ne sait pas s’il faut détester cette œuvre parce qu’elle nous montre ce que l’on ne voudrait pas voir (la désolation de deux êtres) ou s’il faut l’admirer parce qu’elle nous montre simplement la Vérité. Les amours impossibles… un sujet bien connu par d’autres réalisateurs. Ici, rien est esthétique, pourtant ça le devient…
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03.04.2006
... d'aller au boulot
Voilà première note, premier contact avec ce qui se voudrait un paradis accessible.
Bon ok, c'est pas folichon comme début, je me mets juste à faire mes premier(e)s pa(tte)s.
Que dire?! Que dire?!
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