« ... s'agrandir | Page d'accueil | ... Amis pour la vie »

28.04.2006

... de la légèreté


Sylvain Chauveau et Ensemble Nocturne
Down to the Bone / An Acoustic Tribute to Depeche Mode

 


Il en est fini le temps où il fallait une batterie pour pouvoir apprécier le rythme d’une musique. Ce soir était particulier. J’en rêverai encore ainsi que les quelques spectateurs qui pouvaient être présents, tout du moins je l’espère.
La simplicité finit par s’emparer du Grand Mix de Tourcoing quand il reprend au piano le fabuleux morceau : « Enjoy the Silence ». Et là, cela veut tout dire : silence complet dans la salle. Un piano, une voix : celle de Sylvain Chauveau.

Certains pourraient dire qu’il ne chante pas, qu’il se donne un air pour faire partie d’une nouvelle génération. A eux je leur répondrais qu’il en est à son quatrième album (sans compter une bande sonore pour un film) et qu’il a signé dernièrement l’une de ses œuvres les plus intimes où il s’accorde maintenant à utiliser la voix comme un de ses instruments les plus beaux. Down to the Bone, son dernier opus qui est en fait un tribute to Depeche Mode, surprend. Rien à voir avec ses prédécesseurs qui n'étaient pratiquement que des instrumentaux. Ici, on accède à un autre univers où il se livre jusqu’à l’os, il y décrit l’amour libre, l’amour sensible, l’amour silencieux, le silence qui rend amoureux. Tout est à portée des oreilles, il n’y a plus qu’à fermer les yeux pour écouter, apprécier le silence, imaginer et se réconforter.

D’autres pourraient s’ennuyer. Vous pourrez demander à la mouchette - sœur de la mouche - qui a failli s’endormir sur le bar pendant que je sirotais ma bière, assis dans un coin devant la scène. Ce n’est pas évident et je l’avais prévenue. A eux, je défendrai le parti pris de Sylvain Chauveau qui tente de rendre les choses à leur état pur. Et c’est planant. C’est touchant simplement. Il ne s’encombre pas. Il ne complexifie presque rien. Il ne cherche pas le succès. Et il ne se conforme qu’à lui-même. Et c’est cela que la mouche aime chez lui. Les mots sont simples, des anges semblent survoler la scène, les regards se croisent, une magie opère, cela en devient presque inconfortable quand il s’émeut à chantonner "I’m only here to bring you freelove" parce qu’on se sent forcément concerné, de loin ou de très, voire même de trop près.

Mouchialant...

Prochaine date où la mouche pense montrer le bout de son aile : 28 mai au Café de la Danse / Paris

01:20 Publié dans ... d'écou-tsé | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://letempsde.blogspirit.com/trackback/742258

Commentaires

La mouche a piqué ma curiosité. Je veux en savoir pluz sur ce Sylvain Chauveau. Pour Lhasa, je suis déjà vendu. Elle nous mène hors du temps, quelque part, tout près d'une éternité imaginaire...

Ecrit par : Pierre-Yves | 28.04.2006

connais pas.... comme d'hab... mais je connais céline!!!!

Near..... far.... wherever you are.... my heart will go on....

Ecrit par : smeagul | 28.04.2006

.... et lara bien sur!!!

Ecrit par : smeagul | 28.04.2006

Lara? (Des goûts et des couleurs... ) ;-)
Dis-moi la Mouche, comment tu fais pour mettre ton butin du zour sur ton blog. J'ai Real, Flash et des MP3, mais je n'y arrive pas. (Pas trop calé en informatique)
Merci à l'avance.

Ecrit par : Pierre-Yves | 29.04.2006

Ecrire un commentaire