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22.04.2006

... d'un rien

Vous allez sans doute dire que la mouche ne vit qu’avec le passé mais il est tellement agréable à raconter qu'elle en est émue par moment.

Comment ne pas se souvenir des soirées passées à rire jusqu’au genou parce qu’on a cassé un tire-bouchon-chon-chon en plastique (qui plus est n’était pas le bon), ou parce que par inadvertance on a cassé la chasse d’eau (qui plus est a été réparé), ou parce qu’on se perd dans les chemins tortueux d’une ville en voiture pour aller voir un concert (alors qu’on s’est trompé d’heure), parce qu’on se surprend encore à être subjugué par la manière dont on peut apprendre de l’autre (alors qu’on a l’impression de tout connaître de l’autre), ou parce que l’on est simplement là à écouter du Erik Satie jouée par une amie et que l’on oublie tout (alors qu’on sait que nous sommes 6 milliards sur cette chère et tendre Terre).

Comment ne pas être fasciné par la manière dont on peut aimer et le prouver, par la façon dont l’un ou l’autre fume la cigarette (alors que l’on sait que cela tue), par la présence d’une servante dans une salle de théâtre (alors que l’on sait qu’elle est simplement là pour éclairer la scène), par l’audace des autres qui répondent à la question des uns « Comment faîtes-vous pour escalader l’Himalaya ? » « Je mets un pied devant l’autre » (alors qu’on sait que c’est du courage dont il s’agit).

Et puis le temps passe, le temps d’un rien où l’on peut se surprendre que rien n'est terminé, rien ne s’achève mais que tout se construit et se renouvelle ; tout est en constante évolution et chaque précepte n’est que le commencement de son corollaire. Alors, on aime s’émouvoir, s’enchanter, s’émerveiller, s’accepter et accepter de l’autre qu’il n’est que ce qu’il est et qu’il ne sera pas ce que nous voudrions qu’il soit, avec une entière simplicité.

Le « Je » ne se conjugue par forcément avec le « Tu » mais il pourrait le devenir. Le « Tu » peut se risquer d’être enfermé par le « Je » mais il importe au « Je » de libérer le « Tu » pour qu’un « Nous » sache exister, pour qu’un « Nous » se surprenne de ce que cela représente. Alors « Je », « Tu », « Il/Elle », « Nous », « Vous », « Ils/Elles », la mouche t’aime…

16:00 Publié dans ... de vivre | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires

Elle est jolie ta banner Funny Fly... ;)

Toutes les petites choses ont leur importance et tu as bien raison, les souvenirs nous révèlent.

> NdLM

Je te remercie, c'est encore grâce à toi, tes bons conseils (matériels ou immatériels surtout!!!) me libèrent souvent.

Ecrit par : Hélène | 22.04.2006

Non seulement la mouche a l'âme d'un poète, tous nos souvenirs joyeux sont des trésors inestimables dans lesquels il est si doux de se plonger, mais en plus la mouche est un génie de l'informatique ! Bravo pour la bannière !

> NdLM

On en apprend tous les jours et on se sert des moyens du bord, c'est vraiment pas bien compliqué, c'est juste des mathématiques (10,1 à mon Deug 1 de Maths, j'en valais plus en fait lol)
Pour la poésie je vois que tu en joues également. Petit Sean-apan!!!

Ecrit par : Sean King Express | 22.04.2006

> Hélène

Tu penses que je devrais expliquer ts les jeux de mots de ma banner ? parce que j'ai peur qu'on ne comprenne pas...

Brrrrrrrrrrrr

Ecrit par : la mouche Renée... de ses cendres | 23.04.2006

Qui voudra, pourra!

J't'avouerais que je comprends ce que je veux comprendre et que ce n'est peut-être pas ce que toi tu veux faire comprendre...^^

Ecrit par : Hélène | 23.04.2006

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