16.04.2006
... la scropolandre à crochets
Bon d'accord j'ai retrouvé ça dans mon ordi... (merci juliette!!!)
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04.04.2006
Pour des yeux grands ouverts
Résumé :
Olivier aime Vincent, mais Vincent est prisonnier de son passé. L’un et l’autre se donneront vie, par une communion qui dépasse le cadre des amours habituelles.
"Aussi désespéré que j'ai pu être, je n'ai jamais perdu l'espoir de la venue d'un être qui me ressemblerait et changerait absolument le cours de mon destin. Un être qui dans la simplicité de sa douleur donnerait sens à la mienne. Je crois que cette confiance en la venue d'un inconnu est ce que j'ai de plus impeccable, de plus sacré."
Dans la catégorie Petites Caméras, Arte avait fait très fort - trop fort peut être pour la petite enveloppe que je suis (imaginez une mouche pas plus haute de 0,5 cm) et avait ainsi offert à travers cette collection la possibilité - et nous ne nous en plaindrons pas - à un (grand) écrivain, metteur en scène, acteur-comédien, réalisateur de faire son premier long métrage. Tout ça dans l'indifférence la plus totale au point que peu de cinéma le diffusait, peu de journaux en parlait, peu de personnes en discutait. Faisais-je partie de la marginalité à l'époque ou étais-je simplement différent ?
En tout cas, la mouche vous conseille cet ouvrage qui est le scénario du film. Les images sont importantes mais l'imagination l'est encore plus. Alors lire Les Yeux Fermés d'Olivier Py avec un esprit grand ouvert, il me semble que c'est ça l'inexplicable du film.
On passe de l'attente dans un métro d'un être cher que l'on n’a pas encore rencontré à une scène crue dans les souterrains de Paris. Et c'est ça le cinéma (ou le livre ou le théâtre) : explorer l'inexplorable et l'indéfinissable pour le rendre plus visible. C'est mal cadré, mais ce n’est pas ça qui importe chez Olivier Py ; c’est plutôt la possibilité qu’il offre au spectateur ou au lecteur de se frayer un chemin et de chercher quelque chose, le réconfort peut-être, ou l’amour avec une force effroyable.
Les sentiments deviennent confus, on ne sait pas s’il faut détester cette œuvre parce qu’elle nous montre ce que l’on ne voudrait pas voir (la désolation de deux êtres) ou s’il faut l’admirer parce qu’elle nous montre simplement la Vérité. Les amours impossibles… un sujet bien connu par d’autres réalisateurs. Ici, rien est esthétique, pourtant ça le devient…
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