<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>le temps de - ..._de_vivre</title> <description>... s'échanger, se changer les idées ...</description> <link>http://letempsde.blogspirit.com/..._de_vivre/</link> <lastBuildDate>Fri,  8 Aug 2008 01:38:13 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/30/d-un-spectacle-de-pal-frenak.html</guid> <title>... un spectacle de Pal Frénak</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/30/d-un-spectacle-de-pal-frenak.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Tue, 30 Jan 2007 19:20:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ça commence toujours par un souffle lancinant, une respiration lourde et insidieuse, comme lorsque vous assistez, bon gré, mal gré, à une réunion du soir à laquelle vous ne voudriez pas faire partie, parce que ceux qui vous accompagnent sont vos collègues, que vos collègues vous les voyez déjà assez au travail pour encore passer une soirée avec eux à parler du… &quot;travail&quot; sauf que là, il s’agit de personnes que vous ne connaissez pas, que vous n’avez peut-être pas envie de connaître - excepté le jeune homme assis devant vous et dont vous observez la nuque que laissent entrevoir ses cheveux bruns entremêlés&amp;nbsp;- parce qu’elles semblent aussi profondément bêtes que leurs propos, parce qu’elles fourmillent à vouloir trouver la meilleure place, parce qu’une fois posée leur paire de fesses sur leur chaise elles opèrent à se faire plus entendre encore que leurs voisin(e)s, parce qu’elles exigent l’extinction des lumières dans un brouhaha qui réveillerait celui qui dispose du sommeil le plus profond. Et puis, moi, pendant ce temps terriblement infini, je tente de me concentrer, je tente de faire le vide, d’être vierge de toutes pensées qui altérerait ma perception du spectacle, de me dire qu’elles finiront bien par se taire, que les choses sont ainsi, j’essaie de fermer les yeux, de ne rien entendre, pour mieux ressentir…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et puis, c’est un bruit sourd qui, de plus en plus, s’accentue pendant que les lumières s’éteignent lentement, pendant que certains s’étreignent une dernière fois, pendant que la salle chahute encore quelques secondes pour rappeler que &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt; est en train de commencer. Dire &quot;chut!&quot; n’a jamais fait avancer les choses, elles les empirent. Il semble que c’est un rituel chez ce chorégraphe qui, rappelons-le, est né de parents sourds et muets. Il joue d’inventivités dès lors qu’il ne s’oblige pas à attendre que le silence solennel survienne dans les arènes pour débuter. Il nous utilise en nous renvoyant à ce qu’il y a de non-impeccable chez nous : l’attention. Ça surprend, du coup, on se tait, net. Comme chez &lt;em&gt;Maguy Marin&lt;/em&gt;, avec son œuvre &lt;strong&gt;May B&lt;/strong&gt;, on perçoit des cris - ou des onomatopées - qui surviennent étrangement de la nuit silencieuse. Parfois, ils ne sortent pas ou ils ont du mal à sortir, ils s’étouffent mais ne s’essoufflent pas jamais. En plus de ces cris enfouis, Pal Frénak utilise un panel de sons gutturaux et stridents, électroniques et atmosphériques, ceci en découpant le temps avec des ballades nostalgiques comme il n’en existait pas depuis Lou Reed. En usant de râles maladifs, il explore la condition humaine lourde de sens et on ne peut que s’émouvoir, voire être bouleversé tant il est magistral de pouvoir encore faire évoluer son rapport au monde. C’est à une souffrance universelle que nous renvoie le chorégraphe : l’impossibilité de communiquer avec l’autre dans une société de mal-être, la croissance des rapports de mimétisme où l’on n’accepte l’autre que dans sa ressemblance à nous, la difficulté à soutenir les actes des uns, la faculté à s’effacer au profit des autres…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt; replace le corps dans son contexte métaphysique : d’une part, il montre le corps à l’intérieur de ses limites, celles que l’on a beaucoup de mal à définir et d’autre part, il l’extrait en dehors de ce monde, celui dans lequel il faut témoigner les douloureuses expériences comme pour pouvoir s’en sortir ; aussi infime est la frontière entre nos définitions du possible et de l’impossible, &lt;em&gt;Pal Frénak&lt;/em&gt; rend possible l’impossible à travers la confrontation des corps, l’inévitable affront. Il nous rappelle à l’ordre que le choc, une fois établi et rencontré, ne peut qu’être créateur de sens ; qu’ainsi dit, la souffrance peut être délivrance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&quot;Mil et An&quot;&lt;/strong&gt;, je crois, est une conjugaison d’actes exécutés, fantasmés, réels ou imaginaires, c’est l’immobilité (usage d’une marionnette humaine qui au fur et à mesure du spectacle finit par prendre vie) dans un monde en mouvement et en constante évolution ; j’en conviens que cela ne puisse prendre du sens dès lors qu’on accepte de lui en donner. D’ailleurs, il y a indéfectiblement une part de nous dans ce qu’il nous montre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Œuvre fœtale - non comme première création mais plutôt comme œuvre qui émerge - de par ce qu’il reste encore à ce chorégraphe à développer, sociétale de par ce qu’elle instaure chez l’individu au sein de son environnement, progressive de par ce qu’elle permet à la danse de posséder, historique de par ce qu’elle utilise comme moyens, Mil et An transcende l’humain dans toute son humanité. On voudrait que ça dure des années et on hésite quand ça se termine, pourtant, tout semble avoir une fin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une mouche bouleversée et renversée, avec les pattes en l’air.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/21/d-avancer.html</guid> <title>... d'avancer.</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2007/01/21/d-avancer.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Sun, 21 Jan 2007 17:02:15 +0100</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« En avant tout (prononcé toute) ! », tels des enfants crient quand il s’agit de déplacer des petits soldats de plombs sur un tapis vert, usé par le frottement d’un genou trop lourd sur la surface de jeu ; sauf qu’il ne s’agit pas d’un jeu, il ne s’agit pas non plus d’une mascarade animé par un présentateur télévisé qui se recycle pour enfin se rendre compte qu’il produit les mêmes et interminables bouffonneries devant des spectateurs qui déambulent dans leur salon parce qu’il n’y a plus à s’extasier devant l’ampleur des dégâts que provoque l’« ineffable » invention du XXème siècle ; il s’agit plutôt d’un soulèvement, d’une rébellion que l’on voudrait mener comme celle que l’on s’inventait peut être dès notre plus jeune âge sans savoir que cela pouvait avoir des répercussions 20 ans plus tard. Contre quoi ? Contre qui ? Contre soi ! Contre une folie furieuse de vouloir claquer celui qui se trouve en face de soi parce qu’il ne comprend rien… Contre cette incompréhension qui vous submerge quand votre patience a ses limites… Contre le fond que l’on aime toucher pour une posture qui nous irait mieux… Ceci sans tomber dans le cercle vicieux de jouer un rôle, de se cacher derrière un personnage que l’on construit, de porter le masque d’un autre. Assumer « son » rôle dans tout ce qui se trouve autour de soi, dans tout ce qui fait office de Présence au monde. Sans pleurer. Sans rêvasser non plus. Juste coopérer et avancer.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/08/01/apprendre-a-ecrire-un-court-metrage-2.html</guid> <title>... apprendre à écrire un court-métrage (2)</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/08/01/apprendre-a-ecrire-un-court-metrage-2.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Tue,  1 Aug 2006 00:30:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Acte I : L'embellie / Scène 2 : Edere&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;Dialogue 1 :&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mô&lt;/strong&gt; : Putain il n’y a personne, il n’y a jamais eu personne à ce genre de soirées. Pour le peu que nous sommes, on sait bien pour quelles raisons ils sont là, eux tous, ils ne pensent qu’à trouver de la viande ce soir, il n’y a que la viande qui les maintienne en vie, il n’y a que la chair dans des moments comme cela, des soirs comme ce soir-là…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Gavroche&lt;/strong&gt; : Pourquoi tu dis « les » comme si tu t’excluais ? Tu fais partie de la partie aussi, tu n’es pas plus en dehors de la partie qu’ils ne le sont. Pourquoi on est venu, tu crois ? Pourquoi crois-tu que tu es là ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Mô&lt;/strong&gt; : Oui, c’est vrai… mais je suis là avec toi, c’est différent. Je ne sais pas ce que je cherche en étant là, j’avais juste envie de venir. Et puis je n’ai pas la tête à ça, tu le sais ?…&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/08/01/apprendre-a-ecrire-un-court-metrage.html</guid> <title>... apprendre à écrire un court-métrage</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/08/01/apprendre-a-ecrire-un-court-metrage.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Tue,  1 Aug 2006 00:25:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Description&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Place Sainte Catherine. Lille. Veille de 14 juillet, jour de célébration de la Révolution Française. Ce sera la Fête Nationale demain et les esprits puritains seront fiers d’être Français. Nous sommes pourtant bel et bien à une autre époque, plus lointaine que celle de l’an 1789. Plusieurs Révolutions ont déjà eu lieu. Plusieurs guerres même, sans qu’il y ait eu de vainqueurs. Des vainqueurs, il n’y en a jamais.&lt;br /&gt; Mô ne sera pas forcément plus fier de se sentir français un 14 juillet. En tout cas, pas plus qu’il ne l’était hier. Seul le regard qu’il porte sur les amitiés qu’il s’est construit ou celles qu’il se compose lui communiquent de la fierté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne pense pas à fêter la Révolution Française. Fêter ce pourquoi il ne s’est jamais battu, ça ne l’intéresse pas. Il préfère penser qu’il existe encore un champs des possibles pour d’autres révolutions, dans le monde ou pour soi-même, quelque chose de très personnel voire de mystique, parce que tout semble s’être endormi ou, tout du moins, s’être reposé sur des acquis. Il veut une révolution mais il ne sait pas encore laquelle ni de quelle manière elle se fera. Il pense d’abord à l’embrasement de ce soir. Gavroche l’accompagne, comme toujours. Eternel compagnon de gloire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Décor de lampions et de luminaires, une impression de fête foraine mais ce n’est pas la fête pour Mô. Il perçoit le petit monde. Ça ressemble à un lieu de rendez-vous galant mais il n’y a rien de romantique autour. Les gens dansent, semblent convulser par moment, ils se rapprochent pour se parler, ils se convoitent, ils se hâtent, ils abrègent certaines conversations qui n’auront sans doute pas de lendemain. L’heure est venue de se libérer de nos frustrations quotidiennes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mô et Gavroche marchent dans les ruelles tortueuses de Lille. Ils entrent sur la Place Sainte Catherine avec l’idée étrange que certaines rencontres ont besoin de la présence d’un amas de gens pour pouvoir survivre ou simplement exister. Ils aperçoivent au loin des personnes. Certains ont les bras découverts tandis que d’autres, pas forcément les plus beaux, exhibent leur torse sur une musique révolue...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;...&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/07/16/apprendre-a-dire-je-t-aime.html</guid> <title>... apprendre à dire je t'aime</title> <link>http://letempsde.blogspirit.com/archive/2006/07/16/apprendre-a-dire-je-t-aime.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (le temps de)</author>   <category>... de vivre</category>   <pubDate>Sun, 16 Jul 2006 20:25:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Il me fallait une raison, il me fallait un produit de substitution mais sans vouloir à ce que cela soit un produit de prostitution. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’entends bien qu’il soit difficile pour les personnes qui me connaissent ou qui ne me connaissent pas d’imaginer ou de comprendre ce que j’ai pu longtemps mettre du temps à concevoir, voire à entreprendre. J’essaie dans le meilleur du possible de mettre des mots justes sur ce que je veux signifier. De mettre de la forme sans en oublier le fond. Et si je m’engage parfois dans des sentiers de perdition pour les uns ou pour les autres, c’est sans doute qu’il se trame derrière l’écriture une volonté de me comprendre, d’apprendre, de soif de savoir, de l’énergique connaissance, de l’intarissable échange. L’éternel recherche du soi à travers le toi…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tu me qualifies, c’est sans nul doute pour cela que je pourrais tant accepter de toi. Parce qu’à travers toi, j’existe et je m’exécute à être plus humain qu’hier. Tu sais ce que je peux accepter de toi, c’est d’être toi dans ton entière sincérité, dans ta spontanéité sans avoir peur de ce que je pourrais te dire. J’affirme, tu infirmes juste pour me confirmer qui je suis. Oui, parce que tu es avec moi et je sais que je suis, grâce à toi. Tu me connais trop bien pour vouloir écrire ce que ta raison te dicte. Tu as trop raison pour que je t’empêche de croire en ce que tu veux bien me faire partager. Tu me partages tout pour rendre compte de l’exactitude de tes propos. Et l’on se compose comme cela. Et tu sais que je ne devrais jamais rien me concéder. Faire des concessions pour l’autre, ce n’est que dans le couple que l’on apprend cela. Faire des concessions à ses ami(e)s, ça peut sonner faux et je ne serais que plus vrai si je continuais à explorer l’incommensurable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est vrai que je m’adonne, que je m’offre peut- être trop facilement mais c’est le support qui me le permets, c’est étrange mais je me comprends mieux quand j’écris. Quand je parle, j’en oublie des fois ce que je voulais dire, quand j’écris, je ne sais que trop bien ce que je veux interroger, je crois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En dehors de ça, j’apprends à dire &quot;je t’aime&quot;, il faut que j’apprenne à dire je t’aime. Je me rends compte que je ne le dis pas assez. A mon père, je ne lui ai jamais dit ; à ma mère, il me semble que je n’ai pas besoin de lui dire ; à mon frère, je voudrais juste savoir lui parler ; à mes sœurs, je continuerai à le leur exprimer...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A toi, la puce qui gratte, je t’aime.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vaincre avant d’être vaincu.&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 